Publié le 02 octobre 2025. Une vaste opération migratoire ciblée a conduit à l’arrestation de 37 individus, présumés membres du groupe criminel vénézuélien « Tren de Aragua », dans un complexe d’appartements de Chicago. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une stratégie fédérale visant à démanteler les cellules criminelles transnationales installées sur le territoire américain.
- 37 personnes sans papiers, suspectées d’appartenir au « Tren de Aragua », ont été interpellées dans le sud de Chicago.
- L’opération a mobilisé près de 300 agents fédéraux de diverses agences, dont le FBI, la Border Patrol (CBP) et l’ATF.
- Les autorités fédérales soulignent que cette action s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la criminalité étrangère illégale.
L’opération s’est déroulée tôt mardi matin, à l’intersection de 75th Street et South Shore Drive, un complexe d’appartements situé dans le sud de la ville. Le Département de la Sécurité Intérieure (DHS) a précisé que cette intervention ciblée visait des membres présumés du « Tren de Aragua », une organisation criminelle vénézuélienne impliquée dans le trafic de drogue et d’armes.
L’intervention, qualifiée de « Midway Blitz », a vu la participation de près de 300 agents fédéraux, avec des hélicoptères survolant la zone et des tireurs d’élite positionnés sur les toits des immeubles. Des témoins ont fait état de bruits de « cris, de coups et d’explosions » lors de l’opération, qui, selon des informations de presse, n’aurait pas impliqué la police locale de Chicago. Les autorités n’ont pas communiqué les noms des personnes arrêtées ni les charges spécifiques qui pourraient être retenues contre elles à ce stade.
Cette opération intervient dans un contexte politique tendu. Le gouverneur de l’Illinois, J.B. Pritzker, a exprimé son opposition à ce type de pratiques, qu’il juge susceptibles de « provoquer le chaos » et de servir de prétexte à un déploiement de forces. Il a par le passé mis en garde contre les allégations d’abus lors d’opérations similaires et qualifié l’usage de mesures militaires contre les communautés locales de contre-productif pour la sécurité.
En réponse, le chef de la Border Patrol pour la région a défendu l’opération, affirmant qu’elle n’était qu’un début et que de telles actions se poursuivraient. Le DHS a justifié l’intervention comme faisant partie de la stratégie « Midway Blitz », récemment lancée pour cibler les « criminels étrangers illégaux » qui, selon l’agence, profiteraient des politiques locales de « sanctuaire » pour s’établir dans des villes comme Chicago.