Home International 71 % des Indiens-Américains désapprouvent la performance de Donald Trump au cours du second mandat, selon un sondage

71 % des Indiens-Américains désapprouvent la performance de Donald Trump au cours du second mandat, selon un sondage

0 comments 26 views

Un an après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump suscite une désapprobation marquée au sein de la communauté américaine d’origine indienne, selon une enquête récente. Plus de 70 % des personnes interrogées expriment leur mécontentement face à sa gestion globale de la présidence, révélant une fracture croissante entre l’administration actuelle et cet électorat.

L’enquête 2026 sur les attitudes des Américains d’origine indienne (IAAS), menée par le Carnegie Endowment for International Peace en partenariat avec YouGov, a interrogé 1 000 adultes d’origine indienne aux États-Unis. Les résultats, publiés en décembre 2026, montrent que seulement 29 % des répondants approuvent fortement ou plutôt la performance de Donald Trump en tant que président.

Ce niveau de désapprobation est significativement plus élevé que celui observé dans l’ensemble de la population américaine, selon un sondage YouGov national réalisé en décembre 2025. L’étude souligne une réévaluation de la position politique et sociale de la communauté indienne, dans un contexte de tensions diplomatiques entre les États-Unis et l’Inde, de changements de politiques intérieures et d’une augmentation des discours haineux en ligne ciblant cette communauté.

Les critiques se concentrent particulièrement sur les politiques clés de l’administration Trump. 64 % des personnes interrogées désapprouvent sa politique d’immigration, 68 % sa gestion de l’économie nationale et 70 % sa politique économique internationale, incluant les questions de commerce et de droits de douane. Dans de nombreux cas, l’opposition exprimée est forte, et non simplement modérée.

L’approche de Donald Trump à l’égard des relations américano-indiennes est également mal perçue : 55 % des répondants la désapprouvent, contre 20 % qui l’approuvent. Environ un quart des personnes interrogées n’a pas exprimé d’opinion à ce sujet, suggérant que la politique étrangère n’est pas un facteur déterminant dans leurs choix électoraux.

Bien que la communauté indienne continue de se tourner majoritairement vers le Parti démocrate, son attachement à ce parti a diminué depuis 2020, passant de 46 % à 19 % pour l’affiliation républicaine. 29 % des répondants se déclarent indépendants. Sur le plan idéologique, 32 % se positionnent comme modérés, constituant le groupe le plus important au sein de la communauté.

Les préoccupations économiques dominent les priorités politiques des Américains d’origine indienne. L’inflation et la hausse des prix sont citées comme le problème le plus important par 21 % des répondants, suivis par l’emploi et l’économie (17 %). Les soins de santé et l’immigration sont les seuls autres sujets à dépasser les 10 %. Les questions de politique étrangère restent relativement marginales.

L’expérience de la discrimination reste une réalité pour de nombreux Américains d’origine indienne. 27 % estiment qu’ils sont confrontés à une « forte » discrimination aux États-Unis, et environ la moitié déclarent avoir été victimes de discrimination personnelle au cours des dernières années, souvent en raison de leur couleur de peau, de leur pays d’origine ou de leur religion. Un quart des personnes interrogées ont déclaré avoir été insultées depuis le début de l’année 2025.

L’étude révèle également une exposition fréquente au racisme en ligne, avec près de la moitié des répondants déclarant être régulièrement confrontés à du contenu anti-indien sur les réseaux sociaux. Cette situation conduit près d’un tiers à éviter les discussions politiques en ligne, et environ un cinquième à modifier leurs déplacements, leur expression publique ou leur participation civique par crainte de harcèlement. Cependant, le niveau de discrimination directement vécue n’a pas significativement évolué par rapport aux enquêtes précédentes.

Malgré ces expériences, la majorité des répondants ne prévoit pas de quitter les États-Unis, tout en continuant à recommander le pays pour les opportunités professionnelles. Certains ont toutefois envisagé de s’installer à l’étranger (14 %).

L’enquête souligne que les réactions aux événements politiques symboliques sont davantage motivées par des divergences idéologiques que par un sentiment d’appartenance communautaire. L’enthousiasme suscité par l’élection du maire de New York, Zohran Mamdani, est principalement lié à des considérations idéologiques. Les déclarations publiques du vice-président JD Vance concernant la religion et le mariage ont quant à elles suscité des réactions négatives liées à des préoccupations concernant l’inclusion et la représentation religieuses.

En conclusion, l’étude révèle qu’un an après le début de son second mandat, Donald Trump est confronté à des inquiétudes croissantes concernant la discrimination et l’évolution de l’environnement politique au sein de la communauté américaine d’origine indienne, sans pour autant remettre en question leur confiance dans les opportunités offertes par les États-Unis.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.