Vladimir Poutine a lancé un avertissement jeudi, affirmant que la Russie réagirait rapidement en cas de provocation de la part de l’Europe, tout en rejetant fermement toute idée d’agression envers l’OTAN. Le président russe a dénoncé une « militarisation du continent motivée par l’hystérie » lors d’une intervention devant le Valdai Discussion Group, réuni dans la station balnéaire de Sotchi, en bordure de la mer Noire.
« Si quelqu’un a encore envie de rivaliser avec nous dans la sphère militaire, comme nous le disons, n’hésitez pas, laissez-les essayer », a lancé M. Poutine. « Les contre-mesures de la Russie ne seront pas longues à venir. » Il a rappelé que l’histoire avait démontré la capacité de la Russie à répondre promptement aux provocations, citant spécifiquement les ambitions allemandes de bâtir la plus puissante armée d’Europe.
Le chef du Kremlin a accusé les « élites de l’Europe unie » de souffler sur les braises, alimentant une atmosphère qu’il qualifie d’hystérique. Selon lui, le discours actuel suggère que « la guerre avec les Russes est presque au seuil. Ils répètent ce non-sens, ce mantra encore et encore. »
Pour autant, Vladimir Poutine a balayé comme « impossible à croire » l’hypothèse d’une attaque russe contre un État membre de l’Alliance atlantique. « Vraiment, je veux juste dire : refroidir, dormir calmement et prendre soin de vos propres problèmes. Jetez un œil à ce qui se passe dans les rues des villes européennes », a-t-il conseillé.