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Jane Goodall a aidé les humains à comprendre leur place dans le monde: NPR

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À Chicago, une sculpture rend hommage à la primatologue Jane Goodall et au jour où elle a scellé une amitié révolutionnaire avec un chimpanzé sauvage, une rencontre qui a redéfini notre compréhension du règne animal.

Intitulée « The Red Palm Nut », cette œuvre en bronze de Marla Friedman, érigée devant le Field Museum, immortalise l’instant précis où la confiance s’est établie entre une jeune femme et un chimpanzé. La sculpture représente une Jane Goodall, alors âgée d’une vingtaine d’années, pieds nus, tendant la main vers l’animal. Le chimpanzé, nommé plus tard David Greybeard, tend timidement ses doigts vers ceux de la primatologue, tandis qu’une noix de palmier rouge et brillante git entre eux, témoin silencieux de cette connexion naissante. « Il a tendu la main et il a pris et a laissé tomber cette noix de palme », se souvenait Jane Goodall. « Mais ensuite, j’ai très doucement serré mes doigts et c’est ainsi que les chimpanzés se rassurent. Donc, à ce moment-là, nous nous sommes compris sans utiliser de mots humains, le langage des gestes. »

Jane Goodall, qui a célébré ses 91 ans cette semaine, était autrefois une secrétaire à Bournemouth, en Angleterre. C’est avec les économies durement gagnées en tant que serveuse qu’elle a pu réaliser son rêve d’aller en Afrique. Là-bas, elle a trouvé un poste d’assistante auprès du célèbre anthropologue Louis Leakey. Malgré son absence d’expérience universitaire, elle a su convaincre Leakey qu’elle était la personne idéale pour étudier un groupe de chimpanzés qu’il avait découvert sur les rives du lac Tanganyika.

Le 4 novembre 1960, par un matin pluvieux, Jane Goodall a observé David Greybeard et ses congénères s’emparer de brindilles, en ôter les feuilles pour en faire des outils. Ces derniers leur servaient ensuite à percer les monticules de termites afin d’en extraire les insectes. Cette observation a marqué un tournant décisif. Lorsqu’elle a relaté cette découverte à Louis Leakey, celui-ci lui a répondu : « Nous devons maintenant redéfinir l’homme, redéfinir des outils ou accepter les chimpanzés comme des humains. » Ce jour-là, la primatologue a jeté les bases d’une nouvelle compréhension des capacités cognitives des chimpanzés, et par extension, de notre propre espèce.

Au fil de sa carrière, Jane Goodall a été honorée à travers le monde pour son travail exceptionnel auprès des chimpanzés et pour son engagement envers la conservation. Elle a fondé des sanctuaires pour animaux et initié des programmes de protection des forêts, laissant un héritage durable. David Greybeard, le chimpanzé qui a partagé ce moment fondateur avec elle, est décédé en 1968. Leur rencontre, née dans la jungle, a initié une amitié qui a profondément influencé la perception humaine de sa place dans le monde naturel.

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