Publié le 2025-10-05 17:04:00. Andrej Babiš, leader du mouvement ANO et ancien Premier ministre, a réitéré son soutien à l’Ukraine tout en exprimant des réserves sur l’adhésion de Kiev à l’Union européenne, estimant que le pays n’était pas encore prêt. Ces déclarations interviennent dans un contexte de négociations post-électorales pour former un nouveau gouvernement en République tchèque.
- Andrej Babiš a affirmé son soutien à l’Ukraine, notamment via les canaux de l’UE et de l’OTAN.
- Il considère que l’Ukraine n’est « pas prête pour l’UE » tant que la guerre n’est pas terminée.
- Le mouvement ANO, qu’il dirige, a remporté les élections législatives avec 34,6% des voix.
Au lendemain des élections législatives tchèques, Andrej Babiš s’est exprimé sur la scène internationale après une rencontre avec le président. Il a notamment abordé la question de l’image de la République tchèque au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de l’Union européenne (UE). S’estimant victime d’une « information négative » peu honnête, l’ancien chef du gouvernement a tenu à réaffirmer sa position pro-européenne, concédant que « l’Europe fonctionne bien ».
Interrogé par un journaliste ukrainien concernant une éventuelle candidature de Kiev à l’UE, Andrej Babiš a exprimé un net scepticisme : « L’Ukraine n’est pas prête pour l’UE. Nous devons d’abord mettre fin à la guerre », a-t-il déclaré. Concernant l’aide militaire, il a précisé que la République tchèque soutenait l’Ukraine par le biais de l’UE, soulignant que les contributions passaient par le budget européen, auquel son pays participe financièrement.
Andrej Babiš a également souligné l’importance de la transparence dans le soutien à l’Ukraine, notamment dans le cadre de l’initiative de fourniture de projectiles d’artillerie. Selon lui, ce soutien devrait être géré par l’OTAN afin d’éviter que des profits ne soient réalisés sur le conflit. Il a rappelé soutenir l’Ukraine depuis 2014, date du début de l’agression russe.
Sur le plan intérieur, le mouvement ANO d’Andrej Babiš a remporté 80 sièges sur les 200 que compte le Parlement tchèque, obtenant 34,6% des suffrages. L’ancien Premier ministre Petr Fiala avait déjà félicité M. Babiš pour cette victoire électorale. Ce dernier espère désormais former un gouvernement minoritaire avec deux autres formations : le mouvement « Liberté et Démocratie Directe » (SPD), situé à l’extrême droite, et les « Maires Indépendants » (STAN), bien que le texte source mentionne les « Automobilistes à droite pour eux-mêmes » (Car, qui est une autre formation politique) et le SPD. Des rencontres ont eu lieu samedi soir avec ces potentiels partenaires, Andrej Babiš qualifiant les pourparlers de « pour la plupart positifs », sans toutefois commenter les résultats précis des négociations. Le SPD obtiendra 15 sièges et le STAN 13 sièges dans le nouveau Parlement.