Publié le 2025-10-06 07:01:00. Le Super Bowl 2026, grand-messe du football américain, s’annonce sous haute tension avec la confirmation de Bad Bunny en tête d’affiche du spectacle de mi-temps. Cette annonce suscite déjà des remous politiques, notamment de la part de la secrétaire à la Sécurité nationale des États-Unis.
- Bad Bunny, artiste portoricain de renommée mondiale, se produira lors du 60e Super Bowl le 8 février 2026.
- La secrétaire à la Sécurité nationale, Kristi Noem, a prévenu que des mesures de sécurité renforcées seraient mises en place et a lancé un avertissement aux personnes venues illégalement sur le territoire.
- Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques, l’artiste ayant par le passé exprimé des préoccupations quant à la sécurité lors de ses concerts aux États-Unis en raison de la présence de migrants.
Benito Antonio Martínez Ocasio, plus connu sous le nom de Bad Bunny, est devenu un phénomène musical planétaire. Cet artiste de 32 ans, originaire de Porto Rico, dont le surnom viendrait d’une anecdote d’enfance liée à un lapin aux grandes oreilles blanches, est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands artistes pop, comme le souligne le journal britannique *The Guardian*. Son influence s’étend de San Juan à New York, en passant par le Liban, Madrid, Caracas et le monde entier, fusionnant le reggaeton et le dembow pour conquérir un public intergénérationnel.
L’événement, qui se tiendra au stade Levis à Santa Clara, en Californie, et dont la capacité est de 72 864 spectateurs, sera marqué par la présence de Bad Bunny et de sa troupe. Cependant, cette performance de l’artiste portoricain suscite des inquiétudes au sein de l’administration américaine. Kristi Noem, la secrétaire à la Sécurité nationale, a annoncé un déploiement accru d’agents migratoires. Elle a déclaré lors d’une interview sur le programme YouTube de Benny Johnson, suivi par des millions de personnes sur les réseaux sociaux, que l’artiste était un « ennemi fidèle de Trump » et que la Ligue de Football Américain (NFL) s’« auto-détruisait » en le choisissant.
« Nous serons partout. Nous appliquerons la loi », a martelé Kristi Noem, s’adressant directement à ceux qui envisageraient de se rendre au Super Bowl sans être des citoyens américains en règle. Cette mise en garde fait écho aux déclarations passées de Bad Bunny, qui avait indiqué s’abstenir de célébrer certains de ses concerts aux États-Unis, par crainte de possibles contrôles migratoires autour de ses représentations. L’artiste avait déjà fait une apparition remarquée lors du Super Bowl en 2020, invité par Shakira.