La Cour suprême des États-Unis a confirmé la condamnation de Ghislaine Maxwell à 20 ans de prison. L’ancienne proche de Jeffrey Epstein a vu son recours rejeté, portant sur un prétendu accord de non-poursuite conclu avec le défunt financier.
La plus haute juridiction américaine a décliné lundi 6 octobre 2025 l’examen du pourvoi formé par Ghislaine Maxwell. Âgée de 63 ans, l’ex-partenaire du déchu milliardaire Jeffrey Epstein espérait ainsi faire annuler les poursuites qui l’avaient menée à sa condamnation en 2022. La décision de la Cour suprême, qui ne fait l’objet d’aucune motivation particulière, met un terme à cette tentative.
Ghislaine Maxwell avait fondé sa stratégie de défense sur un accord de 2007, passé entre le parquet fédéral de Floride et Jeffrey Epstein. Cet accord, selon la défense, stipulait qu’Epstein serait le seul à faire l’objet de poursuites. L’avocat de Maxwell avait vigoureusement critiqué le ministère de la Justice, l’accusant de détourner l’attention en s’appuyant sur les actes répréhensibles d’Epstein, plutôt que sur les engagements pris par le gouvernement. « Cette affaire porte sur ce que le gouvernement a promis, pas sur ce qu’a fait Epstein », avait-il martelé, arguant que cet accord aurait dû empêcher le parquet de New York d’engager des poursuites contre sa cliente.
Le ministère de la Justice avait fermement opposé son véto à ce recours en juillet dernier. L’autorité judiciaire a récemment fait évoluer son approche envers Maxwell. Le numéro deux du ministère, Todd Blanche, également ancien avocat de Donald Trump, s’était déplacé fin juillet à Tallahassee, en Floride, où Maxwell purge sa peine. Il l’a interrogée pendant près de trente-six heures.
Suite à ce développement, Ghislaine Maxwell a été transférée dans un établissement pénitentiaire au régime de sécurité allégé, situé au Texas. Cette décision a suscité l’indignation parmi les victimes et leurs proches.
La mort de Jeffrey Epstein, survenue le 10 août 2019 dans sa cellule new-yorkaise, avant son propre procès pour crimes sexuels, a nourri de nombreuses théories du complot. Celles-ci suggèrent qu’il aurait été assassiné afin d’étouffer un scandale impliquant des personnalités de premier plan.
Donald Trump, qui avait promis des révélations retentissantes sur ce dossier, semble faire face à un contrecoup, y compris au sein de son propre camp. Cela est survenu après que son administration a annoncé en juillet n’avoir trouvé aucun nouvel élément justifiant la publication de documents supplémentaires.
Le directeur du FBI, Kash Patel, avait précisé en septembre que « aucune information crédible » ne permettait de conclure que Jeffrey Epstein avait impliqué d’autres personnes que lui-même dans la fourniture de victimes. Interrogé en juillet sur une éventuelle grâce présidentielle pour Ghislaine Maxwell, Donald Trump avait affirmé « ne pas y avoir pensé ».