Home Économie Les prix des maisons augmentent de 9,7% au deuxième trimestre de 2025 en cas de pénurie de 400 000 maisons

Les prix des maisons augmentent de 9,7% au deuxième trimestre de 2025 en cas de pénurie de 400 000 maisons

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Publié le 2025-10-07 15:30:00. Le marché immobilier néerlandais continue de faire face à une envolée des prix, en particulier pour les biens existants, malgré un léger ralentissement. La pénurie de logements demeure critique, alimentant une demande supérieure à l’offre.

Au deuxième trimestre 2025, le prix moyen d’une maison existante vendue aux Pays-Bas s’élevait à 473 000 euros. Bien que la hausse des prix tende à diminuer, la demande excède toujours largement l’offre, créant une pénurie estimée à plus de 400 000 logements dans le pays.

Pour les constructions neuves, l’augmentation des prix est moins prononcée, s’établissant en moyenne à 7,8 % par rapport à la même période de l’année précédente. La valeur moyenne des transactions pour une maison neuve s’affiche à plus de 495 000 euros, selon des données récentes du Bureau central des statistiques (CBS), du cadastre et d’Eurostat.

Au trimestre précédent, cette augmentation était encore de 9,4 %. Par ailleurs, le nombre de nouvelles constructions vendues n’a pas connu de croissance notable, restant stable au deuxième trimestre, alors que les ventes de biens anciens ont significativement augmenté. Cela pourrait signaler un ralentissement dans le secteur de la nouvelle construction.

Au total, plus de 57 000 logements anciens ont changé de propriétaire au cours du deuxième trimestre 2025, représentant une hausse de près de 20 % par rapport au deuxième trimestre 2024. Le marché de l’immobilier ancien démontre ainsi une dynamique plus soutenue dans le contexte actuel.

La construction de nouveaux logements peine à suivre la croissance démographique depuis des années. Ce décalage est attribué à diverses contraintes : réglementation environnementale stricte, problématiques liées à l’azote, procédures judiciaires longues et complexité des chantiers, comme l’atteste la difficulté à construire des maisons dites « saintes » (probablement des maisons respectant des normes environnementales strictes ou des logements sociaux).

L’objectif de construire 100 000 logements par an, jugé essentiel par le gouvernement, ne sera pas atteint cette année. Le nombre de permis de construire délivrés a chuté, rendant cet objectif de plus en plus lointain.

Malgré les promesses de créer de nouvelles villes et de construire des millions de logements par divers partis politiques après les élections, les interventions fiscales du Parlement ont entraîné la fuite des investisseurs étrangers hors des Pays-Bas.

La construction de logements locatifs n’est plus rentable, les loyers ayant été plafonnés par l’ancien ministre du Logement, Hugo de Jonge. Cette mesure a rendu de nombreux projets non viables économiquement, alors que ces investisseurs sont souvent cruciaux pour le lancement de grands projets immobiliers.

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