Publié le 8 octobre 2025, 12:30:00. La vente de la raffinerie de Bourgas, propriété de Lukoil, semble se concrétiser, selon des déclarations politiques. Un acheteur a été trouvé, bien que son identité reste floue, soulevant des questions sur les motivations derrière un amendement législatif précipité.
- La compagnie pétrolière Lukoil aurait enfin trouvé un acquéreur pour sa raffinerie située à Bourgas.
- La révélation émane du parlement bulgare, où un député a pointé du doigt un amendement législatif suspect.
- L’acheteur n’est pas nommé, mais des accusations de manœuvres politiques impliquant des oligarques sont formulées.
C’est Ivaylo Mirchev, coprésident du parti « Oui, Bulgarie » (DA) et député du bloc « Pour la Bulgarie Démocratique » (PP-DB), qui a annoncé la nouvelle aux journalistes, sans toutefois dévoiler le nom de l’acquéreur. Interrogé à ce sujet, M. Mirchev a préféré orienter les médias vers les importateurs et les modifications législatives en cours, laissant planer le doute sur la transparence de la transaction.
Selon le député, cette vente ne ferait l’objet d’aucune annonce officielle de la raffinerie elle-même. Elle serait plutôt facilitée par un amendement législatif extraordinaire, déposé et voté en dehors des heures de bureau de l’Assemblée nationale. M. Mirchev a accusé des députés du parti du Mouvement des droits de l’homme – Nouvelle Maison (MRF-New Home) de vouloir approuver cet achat non pas dans l’intérêt national bulgare, mais pour une raison bien précise : l’absence d’une « commission » essentielle dans l’accord initial. Il a affirmé que ce changement législatif serait inséré dans le but de permettre la participation à cette transaction avec l’autorisation de Delyan Peevski, un influent homme d’affaires bulgare, suggérant que sans son accord, la vente ne pourrait aboutir.
Ivaylo Mirchev a également établi un lien entre cette affaire et un article récent du Wall Street Journal traitant de la vente de Lukoil. Il a par ailleurs exprimé ses craintes quant aux potentielles répercussions pour la Bulgarie, s’attendant à des frictions avec la Commission européenne et les États-Unis. Ces derniers pourraient s’interroger sur le transfert d’infrastructures stratégiques entre différentes mains. Le député a cité le nom de Boyko Borissov, leader du parti GERB, dans ce contexte, suggérant son implication dans les développements actuels.
M. Mirchev a insisté sur le fait qu’il était inacceptable qu’un changement législatif majeur soit dicté par un oligarque, simplement pour faciliter une commission sur la transaction. Il a également écarté la possibilité que Lukoil soit racheté par une entreprise russe, rappelant que les ventes précédentes de raffineries Lukoil en Europe n’avaient pas impliqué d’acheteurs russes.