Publié le 2025-10-08 18:01:00. Un tribunal irlandais vient d’annuler l’autorisation de construire un nouveau supermarché Aldi à Moyross, dans le comté de Limerick. La décision fait suite à un recours déposé par un centre commercial existant, invoquant un impact négatif potentiel sur sa viabilité.
Le juge Richard Humphreys a statué en faveur de Watchhouse Cross Shopping Center Ltd (WCSC) et de Santander Ltd, un locataire de WCSC, qui contestaient l’approbation accordée à Aldi Stores (Ireland) Limited pour un magasin d’un étage à New Road, Moyross.
Le WCSC, qui a ouvert ses portes au début des années 2000 dans ce quartier de Limerick décrit comme « quelque peu défavorisé », a soulevé des inquiétudes quant à la conformité du projet Aldi avec le plan de développement régional. Ce dernier préconise explicitement la concentration des nouveaux développements commerciaux dans les zones urbaines, de district et de village existantes, « si cela est réalisable et viable ».
De plus, le plan de développement met en garde contre l’autorisation de nouveaux développements commerciaux susceptibles d’avoir un impact négatif sur la vitalité et la viabilité des centres commerciaux existants dans le comté et la zone métropolitaine de Limerick Shannon. Le juge Humphreys a estimé que la commission de planification n’avait pas suffisamment pris en compte cet objectif.
Le WCSC a argumenté qu’il existait des espaces commerciaux appropriés au sein de son centre, rendant non fondée l’affirmation d’Aldi selon laquelle aucun emplacement adéquat n’était disponible dans le centre de district. Bien qu’Aldi ait critiqué la proposition du WCSC comme étant « fragile », le tribunal a considéré que cette critique devait être replacée dans le contexte de « l’engagement nul » d’Aldi avec le centre commercial existant.
Selon le jugement, la commission a omis de se référer explicitement à l’objectif pertinent du plan de développement et n’a pas mené une analyse approfondie quant à la capacité du WCSC à accueillir le projet d’Aldi. Le juge a conclu qu’il s’agissait d’une erreur juridique dans l’approche adoptée pour déterminer s’il y avait eu une infraction substantielle au plan, la commission n’ayant pas examiné le texte de la disposition concernée comme elle aurait dû le faire.