Home Sciences et technologies Ricky Hatton funeral: ‘Saint of Manchester’ remembered as city prepares for farewell

Ricky Hatton funeral: ‘Saint of Manchester’ remembered as city prepares for farewell

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Manchester, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, vibrait au rythme de ses héros locaux, qu’ils soient sur scène, sur le terrain de football ou sur le ring de boxe. Ricky Hatton, le boxeur emblématique de la ville, a incarné cette époque effervescente, construisant sa légende dans une cité en pleine effervescence culturelle et sportive.

À une époque où le groupe Oasis, cher à Hatton et dont il deviendra plus tard un ami proche, consolidait la réputation de Manchester comme capitale mondiale de la musique, le club de football Manchester United dominait le paysage footballistique anglais. Dans ce contexte, Hatton menait sa propre bataille sur le ring, offrant à ses fervents supporters de Manchester City – une équipe alors dans l’ombre des « Red Devils » – des raisons de se réjouir.

C’est dans ce décor dynamique qu’a ouvert ses portes la Manchester Arena, accueillant dès sa soirée d’inauguration en 1995 une performance de Torvill et Dean. Cet équipement sportif majeur est devenu le théâtre de quinze des combats professionnels de Hatton. « C’était une chance que la Manchester Arena ait été construite à ce moment-là », souligne Speak, un observateur de l’époque. Le lieu allait effectivement se transformer en « sa forteresse », ajoute-t-il.

La consécration est arrivée en 2005, lorsque Hatton a affronté Kostya Tszyu, considéré comme le meilleur super-légers du monde. La Manchester Arena, alors remplie à guichets fermés, a été le témoin de sa victoire par arrêt de l’adversaire, qui lui a valu le titre IBF. Anthony Crolla, ancien champion du monde et ami de Hatton, décrit cet affrontement comme « l’une des plus grandes soirées que Manchester ait jamais connues, tous sports confondus ».

Après cette victoire retentissante, une tradition s’installe : les « shirt nights » (soirées chemise), une célébration informelle au New Inn de Hyde. « Il ne voulait pas s’envoler vers des lieux de célébrités ; il voulait être avec ses potes et rigoler », confie Danny Jackson, ami proche de Hatton et speaker des jours de match de Manchester City. Ce dernier salue le rôle de Hatton dans la mise en lumière de son club de cœur : « Quand on regarde la carrière de Rick en tant que boxeur, il n’y avait pas grand-chose à aimer à City à l’époque. Rick a été une sorte de rayon de lumière pendant cette période. Il a fait connaître la marque City à des millions de personnes. »

La personnalité de Hatton, loin des paillettes, est restée fidèle à ses racines. Même après sa retraite, il n’a jamais perdu ce lien avec ses origines et ses amis. Paul Smith, boxeur ayant partagé des entraînements avec Hatton, se souvient d’une soirée déguisée mémorable où Hatton s’était glissé dans la peau de Geri Halliwell, alias Ginger Spice. Ces anecdotes illustrent la simplicité qui le caractérisait, permettant au public mancunien de s’identifier à lui. « Ces images parvenaient au public et contribuaient à garder Hatton dans le cœur des Mancuniens, car ils voyaient qu’il était l’un des leurs », rappelle Jackson. Cette authenticité n’a jamais faibli.

Cet été encore, lors d’un enterrement de vie de garçon au Portugal, Hatton a démontré qu’il n’avait rien perdu de son esprit. Victime d’une farce orchestrée par ses amis, qui lui avaient donné un maillot de bain dissolvant, il s’est retrouvé en difficulté dans la piscine. « Il y avait un groupe de gars de Leeds près de la piscine qui l’idolâtraient et disaient : ‘Je n’arrive pas à croire que tu fais ça à une superstar’ », raconte Jackson. « Il a encaissé les moqueries, il a moqué en retour, comme un gars normal. »

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