Publié le 2025-10-11 17:57:00. L’Association des étudiants en sciences politiques de Mayagüez dénonce un blocage de la part de la présidence de l’Université de Porto Rico (UPR) quant à la venue du commissaire résident Pablo José Hernández Rivera. L’objectif de cette visite annulée était d’informer les étudiants sur les modifications récentes des bourses fédérales, une démarche déjà effectuée avec succès dans d’autres institutions.
- L’AECIPO accuse la présidence de l’UPR de centralisation administrative et de censure en empêchant la visite.
- Le commissaire résident Hernández Rivera avait lancé en août 2025 l’initiative « Campus Forum » pour aborder l’impact des nouvelles réglementations sur l’enseignement supérieur.
- Plusieurs universités privées, dont la Pontificale Catholique de Porto Rico et l’Université des Sciences de la Santé de Ponce, ont déjà accueilli le commissaire.
L’Association des étudiants en sciences politiques de Mayagüez (AECIPO) a fait part de son mécontentement sur les réseaux sociaux, dénonçant le refus de la présidence de l’Université de Porto Rico (UPR) d’autoriser la visite du commissaire résident, Pablo José Hernández Rivera. Cette démarche visait à informer directement les étudiants des changements apportés aux bourses fédérales, une initiative qui avait déjà été menée avec succès dans d’autres campus universitaires, notamment privés.
« Éducation ou censure ? », interroge l’AECIPO sur Instagram, soulignant avoir respecté toutes les procédures pour organiser la rencontre avec le commissaire. L’association dénonce une décision administrative « centralisée » qui, selon elle, non seulement limite ses actions mais prive également le corps étudiant d’informations cruciales pour leur avenir académique.
Lancée le 25 août 2025, l’initiative « Campus Forum » du commissaire résident Hernández Rivera consistait en une série de rencontres universitaires. L’objectif était d’écouter, guider et réagir face aux répercussions du « Big Beautiful Bill » sur l’enseignement supérieur. Le commissaire avait expliqué que cette mesure, approuvée par le Congrès et modifiant les règles relatives aux bourses Pell et aux prêts étudiants pour des centaines de milliers d’étudiants, nécessitait une explication claire.
« En plus de représenter Porto Rico à Washington, notre bureau a une fonction au niveau du district en fournissant et en guidant les services liés au gouvernement fédéral. Il est important que nous guidions les étudiants sur ces changements, mais aussi que nous les écoutions directement. Les enjeux sont importants et ils méritent de la clarté et non de la confusion. »
Pablo José Hernández Rivera, commissaire résident de Porto Rico
Avant le refus présumé de l’UPR, le commissaire avait été reçu sans encombre par l’Université Pontificale Catholique de Porto Rico et l’Université des Sciences de la Santé de Ponce, toutes deux situées à Ponce. Des visites similaires avaient également eu lieu à l’Université Polytechnique ainsi qu’aux campus de Fajardo et San Germán de l’Université Interaméricaine de Porto Rico (UIPR).
Face à cette situation, la sénatrice Ada Álvarez Conde, également professeure d’université, a adressé une requête à la direction de l’UPR le 25 septembre 2025. Elle a demandé l’autorisation de faire visiter les campus et unités de l’institution au commissaire résident, afin de poursuivre l’initiative d’information sur les bourses fédérales Pell.
« Il s’agit d’une initiative officielle, et non politique et partisane, pour guider les étudiants. En tant que professeure d’université, je comprends parfaitement l’importance d’orienter les changements dans les bourses au niveau fédéral. La direction de l’UPR devrait s’exprimer sur les raisons pour lesquelles elle n’a pas encore autorisé les visites, alors qu’il n’y a pas eu de problème avec les autres institutions éducatives. »
Ada Álvarez Conde, sénatrice et professeure d’université
« L’échange sur les campus a été très positif parce qu’il y a encore des gens qui ne savent pas que les bourses fédérales ont subi des changements. Il faut apporter de l’aide aux étudiants universitaires et lors de la réunion les doutes généraux concrets sur les bourses sont clarifiés. Nous espérons que la direction de l’UPR sera à la hauteur de cette nécessité, pour le bien des étudiants universitaires et qu’elle accordera les dates pour les présentations. »
Ada Álvarez Conde, sénatrice et professeure d’université