Publié le 2025-10-12 14:11:00. Un chef de file de l’organisation criminelle transnationale vénézuélienne « Tren de Aragua » a proposé au président colombien Gustavo Petro d’engager des pourparlers de paix en vue d’une démobilisation, selon une lettre confirmée par le bureau du commissaire à la paix.
Larry Álvarez, également connu sous le nom de « Larry Changa », a adressé sa missive au chef de l’État colombien, au ministère de la Justice et au Haut-Commissaire pour la Paix. Il se présente comme le « fondateur » du réseau criminel, né au sein de la prison de Tocorón, dans l’État vénézuélien d’Aragua.
Capturé en Colombie l’année dernière, Larry Álvarez est actuellement détenu dans une prison de Bogotá. Dans sa lettre, datée et diffusée ce samedi, il sollicite le rôle de « Gestionnaire de la paix » afin de « faciliter les rapprochements et de construire une voie de démobilisation viable ».
Le « Tren de Aragua » est une organisation criminelle tentaculaire dont les ramifications s’étendent à travers huit pays sud-américains. En juillet 2024, les États-Unis avaient classé l’organisation comme une « organisation criminelle transnationale majeure », entraînant le gel de tous ses avoirs sur leur territoire. En août dernier, la Cour suprême colombienne a par ailleurs accepté la demande d’extradition d’Álvarez vers le Chili, où il fait l’objet de poursuites pour terrorisme, trafic d’armes, extorsion et enlèvement.
Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le président de gauche Gustavo Petro a fait de la « paix totale » le pilier de sa politique, visant à résoudre le conflit armé persistant en Colombie, malgré l’accord de paix signé en 2016 avec la guérilla des FARC. Le conflit historique colombien, impliquant guérillas, forces étatiques et groupes paramilitaires, a causé près de 9,9 millions de victimes, majoritairement des personnes déplacées.