Le Royaume-Uni traverse une « crise de la lecture » inquiétante, selon une analyse récente. Le nombre d’enfants pratiquant la lecture quotidienne a chuté de manière significative depuis 2006, un recul qui pourrait avoir des conséquences profondes sur leur bien-être et leur avenir.
Cette désaffection pour les livres se manifeste par une préférence croissante pour les réseaux sociaux et les sous-titres, même chez les moins de 35 ans. En effet, des recherches soulignent que les Britanniques, quel que soit leur âge, sont désormais plus enclins à lire des publications sur les plateformes sociales qu’à se plonger dans un ouvrage. Les sous-titres ont d’ailleurs émergé comme le deuxième format de lecture le plus populaire auprès des jeunes générations.
Les conséquences de cette tendance inquiètent les experts. Or, la lecture pour le plaisir est un levier puissant pour le bonheur des enfants. Elle est associée à une meilleure mobilité sociale, soutient la santé mentale tout au long de la vie et favorise un temps d’écran réduit ainsi qu’un sommeil de meilleure qualité. Une étude révèle que les lecteurs réguliers ont 45 % de chances en plus de bien dormir et 58 % de chances en plus de se sentir heureux par rapport à ceux qui ne lisent pas.
Face à cette situation, des initiatives voient le jour pour tenter d’endiguer le phénomène. Des associations envisagent de distribuer des livres via les banques alimentaires, une mesure visant à rendre la lecture plus accessible. Parallèlement, le journal The Sunday Times a lancé la campagne « Make Britain Read », une mobilisation pour encourager la lecture dans le pays.