Publié le 14 octobre 2025 à 13h51. Les Championnats du Monde Gravel UCI 2025 ont réuni une fois de plus les passionnés de technologie cycliste. Cette édition, contrairement aux précédentes, a été épargnée par les controverses majeures, laissant la vedette aux machines et aux innovations présentes sur la ligne de départ.
- Tom Pidcock, engagé sur un Pinarello Dogma F GR personnalisé, a illustré la complexité des accords de sponsoring dans le cyclisme professionnel.
- Le vainqueur Florian Vermeersch, abordant la course avec une apparente décontraction, a prouvé que la performance prime sur l’apparence technologique.
- Une diversité de montures, allant des prototypes en titane aux vélos en carbone dernier cri, a marqué les esprits, témoignant de la richesse du paysage du cyclisme gravel.
L’édition 2025 des Championnats du Monde Gravel UCI a, cette année encore, donné carte blanche aux aficionados de technologies cyclistes. Contrairement aux polémiques qui avaient émaillé les courses élites masculines et féminines des années précédentes, la compétition masculine de cette année s’est déroulée sans heurts majeurs. Les débats en ligne quant à la définition du « véritable gravel » ont été relégués au second plan, la priorité étant donnée à l’exploration des équipements présents sur le parcours.
Parmi les coureurs les plus scrutés figurait Tom Pidcock. Arrivé la veille d’une sixième place sur le Tour de Lombardie, le Britannique a pris le départ sur un Pinarello Dogma F GR. Il a affirmé n’avoir jamais roulé sur ce modèle spécifique avant le matin de la course, une déclaration qui souligne la rapidité d’adaptation et la flexibilité requises dans ce sport. La particularité de Pidcock réside dans son obligation contractuelle d’utiliser des vélos Scott sur route, pour son équipe Q36.5, tout en étant contraint de rouler sur Pinarello dès que le parcours se dégrade. Cette dualité s’explique par le fait que le propriétaire de la marque de vêtements Q36.5 est également propriétaire de Pinarello, illustrant une forme d’intérêt direct.
Pidcock a ainsi bénéficié de deux Dogma F GR aux spécifications identiques, chacun arborant une peinture personnalisée. L’ensemble du groupe provenait de SRAM, avec un système Red AXS XPLR. À l’avant, un plateau de 50 dents, monté avec un guide-chaîne Wolf Tooth, était utilisé. La présence remarquée de nombreux produits Wolf Tooth sur les vélos de ce week-end suggère une forte présence de la marque sur le marché du gravel.

Le champion a opté pour les pneus Vittoria Terreno T10 Pro, dans une teinte caramel « caramel » qu’il portait lors de la course.
La veille de la course, le futur vainqueur, Florian Vermeersch, a été aperçu attendant patiemment de récupérer son dossard. Malgré sa troisième participation aux championnats du monde gravel, le coureur belge affichait une attitude décontractée quant à sa configuration matérielle. Il a démontré que l’équipement, aussi sophistiqué soit-il, ne fait pas tout, livrant une performance remarquable pour décrocher le titre mondial.

Au-delà de ces deux machines de haut niveau, la compétition a vu défiler une multitude de vélos. Des coureurs professionnels ont aligné des vélos de course équipés des derniers composants, tandis que d’autres ont opté pour des choix plus audacieux, à l’instar d’un coureur flamand ayant choisi un prototype en titane Eddy Merckx. Ce dernier se distinguait comme étant le seul vélo entièrement métallique de la catégorie élite, le carbone étant omniprésent. Mais ce n’était pas la seule machine en métal présente dans le Limbourg ; de nombreux cadres artisanaux, aux couleurs éclatantes dignes des maîtres peintres, étaient également de la partie. Ces curiosités, véritables pièces de collection, ont été présentées dans la vidéo dédiée, y compris un incident spectaculaire impliquant une chute après seulement 800 mètres.
Galerie : Technologie aux Championnats du Monde Gravel UCI













