World Athletics a rejeté la recommandation du Comité international olympique (CIO) visant à lever l’interdiction pour les athlètes et les équipes biélorusses de concourir sous les couleurs de leur nation. Cette décision marque un désaccord profond entre la fédération internationale d’athlétisme et l’instance olympique sur les conditions de retour de la Biélorussie dans le sport international.
Jeudi dernier, le bureau exécutif du CIO a exhorté les organisateurs d’événements et les fédérations sportives internationales à autoriser le retour de la Biélorussie en compétition. Si l’instance olympique préconise cet assouplissement, elle a toutefois précisé que les restrictions visant la Russie doivent être maintenues.
Ce bras de fer s’inscrit dans un contexte de sanctions prolongées. La Russie et la Biélorussie, alliée proche de Moscou, avaient été suspendues des compétitions olympiques après l’invasion de l’Ukraine en 2022. En 2023, un régime partiel avait été instauré, permettant aux sportifs de participer uniquement sous un statut neutre.
Pour justifier sa position, le CIO, présidé par Kirsty Coventry depuis son élection en mars 2025, soutient que le Comité national olympique (CNO) de Biélorussie est « en règle et respecte la Charte olympique ». L’organisation souligne que depuis 2023, les athlètes munis d’un passeport biélorusse ont participé à de nombreuses compétitions en tant qu’athlètes neutres individuels (AIN), notamment lors des Jeux olympiques de Paris 2024 et des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, « sans aucun incident sur ou en dehors du terrain ».
« la participation des athlètes aux compétitions internationales ne devrait pas être limitée par les actions de leurs gouvernements, y compris l’implication dans une guerre ou un conflit »
Comité international olympique (CIO)
Toutefois, World Athletics refuse de suivre cette orientation. Un porte-parole de la fédération a rappelé que les sanctions instaurées en mars 2022, qui excluent les athlètes, les officiels et le personnel d’encadrement biélorusses et russes, restent en vigueur.
« Notre conseil a pris une décision claire : lorsqu’il y aura un mouvement tangible vers des négociations de paix, il pourra commencer à réexaminer ses décisions »
Porte-parole de World Athletics