Publié le 2025-10-20 07:51:00. Une nouvelle loi, baptisée « loi Jennie », sera soumise au gouvernement pour approbation : elle prévoit la création d’un registre public des personnes condamnées pour violences domestiques, une mesure soutenue par la famille d’une victime emblématique.
- Le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, présentera demain au Conseil des ministres une proposition visant à établir un registre national de la violence domestique.
- Ce registre, inspiré par la lutte de la famille de Jennifer Poole, nommée en son honneur, permettra de consulter publiquement les condamnations pour violences envers un partenaire actuel ou passé.
- Les victimes devront consentir à l’inscription des condamnés sur cette liste, gérée par le service des tribunaux irlandais.
Le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, s’apprête à demander l’aval du Cabinet pour la mise en place d’un registre officiel des condamnations pour violences domestiques. Cette initiative, nommée « loi Jennie » en hommage à Jennifer Poole, assassinée par son ex-partenaire en 2021, vise à informer le public et à prévenir de futures agressions. La victime, Jennifer Poole, avait été poignardée à mort à son domicile de Melville Drive, Finglas, le 17 avril 2021. Son meurtrier, Gavin Murphy, a été condamné à la prison à vie l’année suivante.
Le dispositif proposé permettra à toute personne concernée par une relation, actuelle ou envisagée, de vérifier si son partenaire a un historique de condamnations graves pour violences domestiques. Les détails des condamnations et des peines prononcées seront publiés en ligne par le Service des tribunaux sous une section dédiée : « Jugements du registre de la violence domestique ». Le ministère de la Justice souligne que ces informations seront associées, dans la mesure du possible, aux services de soutien dédiés aux victimes, afin de réorienter systématiquement les utilisateurs vers l’aide appropriée.
Le frère de Jennifer Poole, Jason Poole, a mené un long combat pour l’instauration d’un tel registre. Jim O’Callaghan, alors simple député, avait soutenu cette campagne et s’était engagé à concrétiser cette mesure dès sa nomination au poste de ministre de la Justice. Jennifer Poole, décédée, ignorait que son ex-partenaire avait déjà un passé de comportement abusif et avait été condamné pour agression sur une ancienne compagne. La nouvelle loi conférera aux juges le pouvoir discrétionnaire d’inclure dans les jugements publiés des informations pertinentes sur l’infraction commise. Le ministre a salué l’engagement de la famille Poole, affirmant que cette législation serait un hommage à la mémoire de Jennifer.