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Pilar Vega de Anzo, la marquise de la tauromachie, est décédée

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Publié le 21 octobre 2025 à 12h52. La tauromachie pleure la disparition de Pilar González del Valle, marquise de Vega de Anzo, décédée à l’âge de 78 ans. Connue pour sa passion et son engagement sans faille, elle était une figure emblématique du monde taurin espagnol.

La nouvelle du décès de Pilar González del Valle, marquise de Vega de Anzo et figure respectée de la tauromachie, a suscité une vive émotion dans le milieu. À 78 ans, celle qui fut une ardente défenseure du taureau courageux et de l’art de la corrida s’est éteinte suite à un anévrisme ayant nécessité une intervention chirurgicale.

Issue d’une lignée profondément ancrée dans la culture taurine, Pilar González del Valle aimait à rappeler ses origines. Son arrière-arrière-grand-père paternel, vice-roi du Pérou, aurait contribué à la création des arènes d’Acho, tandis que son grand-père maternel lui avait transmis son amour pour la nature et la campagne. Née à Madrid, elle a tissé des liens indéfectibles avec les terres des Asturies et de l’Estrémadure, des régions qui ont marqué son parcours au sein de l’univers taurin.

Ses proches, à l’instar de María Dolores Cospedal, se souviennent d’une femme « libre », « artiste dans l’âme », « courageuse comme les toreros et courageuse comme les taureaux ». Cospedal a également souligné son humanité et la force de ses amitiés, tissées au fil des nombreuses « paseíllos » (défilés d’ouverture) et engagements communs. La disparition de la marquise laisse un vide parmi ses amis, dont Javier Aresti, et dans le monde de la tauromachie.

Surnommée « Pili » par ses intimes, Pilar González del Valle était une lectrice assidue du journal ABC et un membre éminent du jury du Prix ABC taurin depuis sa création. Elle s’était investie avec passion dans la défense des plus beaux trophées et ses avis éclairés manquent déjà. Elle participait également activement à l’animation du club Las Majas de Goya.

Lors de la dernière Foire d’Automne, elle avait suivi les corridas depuis son burladero habituel à Las Ventas, en tant que membre du Conseil d’administration. Elle était notamment une admiratrice de Morante de la Puebla, l’un de ses toreros préférés, mais surtout une partisane des corridas empreintes de classe, valorisant la bravoure des taureaux et le savoir-faire des matadors. Son engagement s’étendait au Centre taurin de Madrid, et elle avait soutenu avec ferveur un festival dans les Asturies, affrontant publiquement l’opposition d’un maire socialiste dont l’identité n’est pas précisée.

Outre sa passion pour les taureaux, qu’elle estimait connaître intimement, Pilar González del Valle cultivait un amour pour la musique, particulièrement l’opéra et le flamenco. Sa famille occupait une place centrale dans sa vie. Sa démarche, toujours empreinte de profondeur et de liberté, la caractérisait. Elle rejoint désormais sa sœur Paloma, sa complice de toujours, avec qui elle partageait des moments au marché Nuevo Futuro et sur l’esplanade Monumental. L’absence de la marquise, figure monumentale de la tauromachie, sera profondément ressentie.

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