Publié le 2025-10-22 14:51:00. Malgré les discussions sur un éventuel gel du conflit, la Russie ne montre aucune intention de cesser les hostilités à court terme. Moscou souhaite poursuivre la guerre afin d’user les soutiens occidentaux à l’Ukraine.
- Le Kremlin rejette l’idée d’un cessez-le-feu le long des lignes de front actuelles.
- La Russie est prête à supporter un conflit prolongé pour épuiser l’aide occidentale apportée à Kiev.
- Les pourparlers entre les États-Unis et la Russie à Budapest semblent avoir échoué, annulant la possibilité d’une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump.
Selon des sources proches du Kremlin citées par le média d’opposition russe « Mise en page » (Verstka), la Russie ne voit aucun intérêt à stopper le conflit en l’état. Un responsable anonyme a expliqué que les exigences de Moscou n’ont pas été satisfaites et qu’une pause n’offrirait qu’un répit temporaire, permettant aux troupes ukrainiennes de se renforcer. De plus, accepter un arrêt des combats impliquerait une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ce que Vladimir Poutine souhaiterait éviter.
L’éventuelle livraison de missiles Tomahawk à Kiev ne semble pas inquiéter le Kremlin. La Russie se dit prête à poursuivre la guerre, dans l’espoir d' »épuiser l’Occident » par des dépenses liées au soutien de l’Ukraine. Un autre expert travaillant avec le Kremlin estime qu’il est « trop tôt » pour une paix, ajoutant que la Russie a délibérément ralenti les négociations cette année dans le but de consolider ses positions sur le terrain, notamment dans les régions de Pokrovsk et Kupyansk, où des combats intenses sont en cours.
Un troisième interlocuteur, proche du bloc politique interne du Kremlin, partage ce point de vue et anticipe l’annulation de la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump à Budapest. Il souligne le manque d’évolution significative sur le front depuis la dernière réunion et l’absence de propositions concrètes de la part des États-Unis. La logistique complexe du voyage, incluant le survol de l’espace aérien de l’OTAN, serait également une raison de cette annulation.
Des médias occidentaux avaient précédemment rapporté l’échec des discussions entre Moscou et Washington concernant une rencontre entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’État américain Antony Blinken à Budapest. Ce revers serait dû au refus de Moscou de discuter d’un gel du conflit le long des lignes de front actuelles. Sans accord préalable entre Lavrov et Blinken, une rencontre entre Poutine et Trump n’aurait pas lieu, Donald Trump ayant déclaré vouloir s’assurer qu’une telle réunion ait un sens avant de l’entreprendre.