Publié le 26 octobre 2025. Une nouvelle étude souligne l’importance de l’activité physique, même modérée, pour le maintien des fonctions cognitives chez les seniors. Les bienfaits de cet effort sont observables dès cinq minutes par jour, prouvant un lien indissociable entre corps et esprit.
- L’exercice physique régulier, même de courte durée, renforce les capacités cognitives des personnes âgées.
- Une demi-heure d’activité modérée à intense par jour suffit à améliorer la mémoire et la concentration.
- Ces bénéfices s’étendent à toutes les tranches d’âge et constituent une prévention efficace contre la démence.
La recherche, parue dans la revue spécialisée Age and Aging, apporte un éclairage nouveau sur la relation entre activité physique et santé cérébrale. Les scientifiques ont suivi 585 adultes en bonne santé, âgés de 65 à 80 ans, pendant une semaine. Les participants devaient porter un appareil de mesure d’activité physique. L’étude a mis en évidence que ceux qui pratiquaient quotidiennement au moins trente minutes d’activité modérée à intense, augmentant leur rythme cardiaque, voyaient leurs capacités cognitives s’améliorer au fil du temps.
Cette catégorie d’exercice ne se limite pas au jogging, à la natation ou au cyclisme. Les tâches ménagères dynamiques, comme le jardinage rapide (tonte de pelouse, désherbage, plantation) ou le ménage soutenu, entrent également dans ce cadre. Les tests neurologiques réalisés ont confirmé que cette activité physique améliorait non seulement le traitement des informations, mais aussi la mémoire à court terme et la capacité de concentration pour accomplir des tâches.
Un résultat particulièrement encourageant est que le simple fait de remplacer cinq minutes d’inactivité par cinq minutes d’effort plus soutenu, que ce soit pendant la journée, au lieu du sommeil, de la position assise ou d’une activité légère, a déjà un impact positif. Ces découvertes sont d’autant plus pertinentes que les capacités mentales ont tendance à décliner naturellement avec l’avancée en âge. Les chercheurs insistent sur le fait que ces bienfaits ne sont pas réservés aux seniors ; ils concernent tout un chacun, indépendamment du genre, du niveau d’éducation ou des prédispositions génétiques.
Le professeur associé Iva Holmerová, médecin spécialisée en gériatrie et soins de longue durée, confirme l’importance de l’exercice dans la prévention de la démence. Elle explique que l’effort physique rapide stimule le cœur et la respiration, augmentant ainsi l’apport de sang oxygéné au cerveau. Ce phénomène, connu sous le nom de condition physique cardiorespiratoire, transforme le corps en un « moteur aérobie » performant. Une meilleure forme cardiorespiratoire assure une meilleure circulation sanguine cérébrale, fournissant ainsi l’énergie nécessaire aux fonctions nerveuses. De plus, l’activité physique intense favorise la libération de substances chimiques qui améliorent le bien-être général et les performances cognitives.
En pratique, cela signifie que monter quelques marches plusieurs fois par jour peut suffire à enclencher ces mécanismes bénéfiques. Bien entendu, cela n’exonère pas d’une activité physique plus régulière. Il s’agit plutôt d’une approche flexible : lorsque le temps ou l’envie manquent pour une séance prolongée, des moments d’intensité accrue, comme rentrer du travail à pied ou privilégier les escaliers à l’ascenseur, sont précieux. Chaque minute d’effort compte, car elle pousse le corps à sortir de sa zone de confort et à s’adapter, favorisant ainsi son développement.
La coopération professionnelle pour cet article a été assurée par le professeur associé MUDr. Iva Holmerová, Ph.D., docteure spécialisée en gériatrie et médecine de longue durée, directrice du Centre de gérontologie de Prague 8 et du Centre d’étude de la longévité et des soins de longue durée de l’Université Charles FHS.