Coup de tonnerre pour Hailey Van Lith. Moins d’un mois après le coup d’envoi de la saison 2026 de la WNBA, la joueuse a été libérée par le Connecticut Sun ce jeudi 28 mai, marquant ainsi son deuxième départ forcé en quelques semaines.
Ce nouveau revers intervient alors que la joueuse semblait avoir trouvé une stabilité relative au Connecticut. Elle a pris part à l’ensemble des neuf premiers matchs de la saison, dont trois en tant que titulaire. Malgré un bilan difficile pour l’équipe (une victoire et huit défaites), Van Lith a affiché des statistiques respectables avec une moyenne de 8,1 points, 1,1 rebond et 2,2 passes par match, tout en réussissant 47,1 % de ses tirs à trois points.
Toutefois, sa place a été sacrifiée pour permettre le retour de la meneuse française Leïla Lacan. Sélectionnée au 10e rang du Draft 2024, Lacan est considérée comme l’un des talents les plus prometteurs de la franchise. Après avoir mené Basket Landes au titre de championne de France et avoir été nommée MVP des finales en Europe, son retour est attendu comme un renfort majeur pour stabiliser l’arrière-garde du Sun.
Ce scénario rappelle étrangement celui vécu par Van Lith juste avant le début de la saison 2026. Alors qu’elle évoluait avec le Chicago Sky, l’équipe qui l’avait draftée en 2025, elle avait réalisé des performances impressionnantes lors de la présaison, avec une moyenne de 12,5 points et 4,5 passes, affichant un taux de réussite exceptionnel de 71,4 % au tir (incluant un match à 20 points contre le Phoenix Mercury).
Pourtant, Chicago avait choisi de s’en séparer pour privilégier l’expérience de Natasha Cloud, meneuse vétérante avec dix ans de carrière, dans une optique de victoire immédiate. Pour Van Lith, ces décisions semblent moins liées à son talent qu’à des impératifs de gestion d’effectif.
Le parcours professionnel de la joueuse, pourtant prometteur au niveau universitaire (elle était la 11e sélection du Draft 2025), a été freiné dès sa première année. Une blessure à la cheville a limité son temps de jeu à 29 apparitions avec Chicago, où elle a terminé sa saison rookie avec des moyennes de 3,5 points, 1,1 rebond et 1,6 passe en 12,4 minutes par match.
Malgré ces turbulences, Hailey Van Lith conserve une attitude exemplaire. Après son départ de Chicago, elle avait publiquement remercié la franchise et ses supporters. Ce stoïcisme se confirme après son éviction du Connecticut.
« Van Lith est reconnaissante envers le Sun, m’ont confié des sources ainsi qu’à @kendra__andrews, pour leur transparence et l’opportunité qu’ils lui ont offerte, et elle reste motivée à poursuivre sur la lancée de son passage avec le Sun. »
Alexa Philippou, journaliste spécialisée en basketball féminin
Désormais sur le marché, Van Lith dispose d’une fenêtre de 48 heures durant laquelle toute équipe de la WNBA peut la réclamer et reprendre son contrat de rookie. Si aucun club ne se manifeste, elle deviendra agente libre sans restriction.

L’accès à un contrat standard pourrait s’avérer complexe, la plupart des effectifs étant déjà complets (12 joueuses). Elle pourrait néanmoins viser un contrat de développement ou un contrat d’urgence (hardship contract). Le Connecticut Sun dispose d’ailleurs toujours d’une place disponible pour un joueur en développement, laissant théoriquement la porte ouverte à un retour.
L’option d’un départ vers les championnats européens est également envisageable, bien que le calendrier international ne le permette pas immédiatement. Les ligues majeures en France, Espagne, Turquie ou Chine étant actuellement en intersaison, elle ne pourrait rejoindre un club étranger qu’à partir de l’automne.