Publié le 2025-10-28 05:00:00. Le ministère de la Sécurité intérieure américain (DHS) va renforcer le contrôle des entrées et sorties du territoire. À partir du 26 décembre, la collecte de données biométriques, incluant des photographies, sera étendue à tous les ressortissants étrangers.
- Nouvelle règle du DHS instaurant une collecte universelle de photos pour les non-Américains.
- Extension à tous les points d’entrée et de sortie du territoire, y compris les aéroports, les frontières terrestres et les ports.
- L’objectif affiché est de renforcer la sécurité, de lutter contre la fraude et d’éviter les dépassements de visa.
Le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis (DHS) a annoncé la publication d’une nouvelle réglementation qui va modifier en profondeur les procédures de contrôle aux frontières. Dès le 26 décembre, l’administration américaine sera en mesure de photographier systématiquement tous les ressortissants étrangers qui entrent ou quittent le pays. Cette mesure, officialisée ce lundi dans le Federal Register, s’inscrit dans le cadre d’une modernisation du système de contrôle des flux migratoires.
La nouvelle règle remplace les anciennes dispositions qui distinguaient les programmes pilotes et limitaient la collecte de données biométriques à certains ports d’entrée. Désormais, ce système sera appliqué de manière uniforme à tous les points d’entrée et de sortie autorisés, qu’il s’agisse des aéroports internationaux, des postes frontaliers terrestres, des ports maritimes, et potentiellement à l’avenir, des moyens de transport privés. Cette universalisation des contrôles vise à garantir une vérification systématique de l’identité de chaque voyageur.
La mesure concernera l’ensemble des étrangers, quelle que soit leur nationalité ou la nature de leur visa. Cela inclut donc les touristes, les étudiants, les travailleurs temporaires, les résidents temporaires, ainsi que les mineurs et les personnes âgées. Si la prise de photographie sera une obligation générale, d’autres formes de données biométriques, telles que les empreintes digitales ou la reconnaissance faciale, pourraient faire l’objet d’exemptions dans des cas spécifiques, notamment pour des raisons humanitaires. Il est précisé que cette collecte de données ne s’applique pas aux citoyens américains ni aux résidents permanents. Pour ces derniers, toute photographie prise lors d’une vérification d’identité sera supprimée dans un délai maximal de 12 heures.
Le système prévoit la capture de photographies pour tous les étrangers. En outre, des données biométriques supplémentaires, telles que les empreintes digitales ou des traits du visage, pourront être collectées auprès de ceux qui ne bénéficient pas d’exemption. Ces procédures seront mises en œuvre tant à l’entrée qu’à la sortie du territoire américain, marquant ainsi un changement par rapport aux pratiques antérieures qui ne collectaient des informations biométriques qu’à l’entrée.
Selon le DHS, la mise en place du « Système d’entrée et de sortie biométrique intégré » (Integrated Biometric Entry and Exit System) devrait permettre de vérifier l’identité réelle des voyageurs, de prévenir les dépassements de visa, de lutter contre le terrorisme, la fraude documentaire et de améliorer l’exactitude des données d’immigration. Le ministère estime que cette transition entraînera des coûts annuels compris entre 119 et 122 millions de dollars, mais devrait générer des économies allant de 49 à 54 millions de dollars sur la période 2017-2029. Le document officiel souligne que les avantages attendus, notamment la réduction de la fraude et l’accélération des procédures, « dépassent les coûts ».
Bien que la nouvelle réglementation autorise une application généralisée du système, le DHS a indiqué que sa mise en œuvre se ferait de manière progressive, sans toutefois fournir de calendrier détaillé. Le ministère a également ouvert une période de consultation publique pour recueillir les commentaires des citoyens sur le processus de collecte des données biométriques et sur les coûts et bénéfices associés aux nouvelles modalités de transport. Les observations peuvent être soumises via le portail Regulations.gov jusqu’au 27 novembre.