Publié le 2025-11-01 14:52:00. Un incendie criminel présumé dans un centre d’hébergement pour demandeurs de protection internationale à Drogheda a nécessité le sauvetage de cinq personnes, dont quatre enfants. L’incident, survenu vendredi soir, a semé la terreur parmi les résidents et suscité une vive indignation locale.
- Cinq personnes, dont quatre enfants, ont été secourues d’un centre d’hébergement pour demandeurs de protection internationale (IPAS) à Drogheda suite à un incendie.
- Le feu, d’origine criminelle présumée, aurait été déclenché par des feux d’artifice lancés dans le bâtiment.
- Les résidents évacués ont été relogés temporairement, tandis qu’une enquête a été ouverte.
L’alerte a été donnée vendredi vers 20h15 aux services d’urgence. Les cinq personnes secourues, issues du dernier étage de l’immeuble situé George’s Street, ont été transportées à l’hôpital pour y recevoir des soins pour des blessures qui ne mettraient pas leur vie en danger. Au total, 23 personnes, dont trois enfants de moins de 10 ans, ont dû quitter le bâtiment et ont été placées dans un hébergement alternatif pour la nuit. Les sapeurs-pompiers sont restés sur place pendant deux heures pour maîtriser l’incendie.
Le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan, a qualifié l’événement d’« épreuve terrifiante » pour les résidents et a mis en garde contre des « conséquences graves » pour les responsables. Il a souligné que des feux d’artifice avaient été lancés dans le bâtiment, provoquant un incendie et mettant des vies en danger. Le Taoiseach, Michael Martin, a également condamné cet acte, le qualifiant de « profondément troublant » et d’« odieux ».
La scène a fait l’objet d’un examen technique et une enquête approfondie est en cours, menée par un officier enquêteur principal depuis la gare de Drogheda. Les autorités ont lancé un appel à témoins. Le TD travailliste de Louth, Ged Nash, a exprimé sa consternation, soulignant que des « petits bébés » avaient été hospitalisés et que la mort d’enfants et de familles avait été évitée de peu. Il a ajouté que si l’incendie s’était produit quelques heures plus tard, la situation aurait pu dégénérer en « catastrophe indescriptible ».
La maire de Drogheda, Michelle Hall, a dénoncé une attaque qui aurait pu être mortelle. Elle a exprimé l’espoir qu’il ne s’agissait que d’adolescents imprudents plutôt que d’une attaque ciblée, craignant toutefois que le centre, désormais connu pour héberger des demandeurs de protection internationale, ne devienne une cible plus fréquente. Elle a également mentionné que malgré l’absence de blessures physiques graves pour certains, les résidents ont subi un traumatisme supplémentaire, aggravé par leur situation d’hébergement et l’évacuation d’urgence. L’odeur de fumée persistante rendra le bâtiment inhabitable pendant un certain temps. La maire a également regretté la propagation de « peur, rumeurs et demi-vérités » sur les réseaux sociaux.
Face à cette tragédie, la ville a fait preuve de solidarité. Le conseiller local Pio Smith a rapporté de nombreuses offres d’aide immédiate de la part de propriétaires de chambres d’hôtes proposant des lits pour les personnes déplacées. Il a rappelé que les résidents étaient des personnes ayant déjà subi des traumatismes dans leur pays d’origine, et que cet événement ajoutait à leurs souffrances. Il a salué la rapidité d’intervention des pompiers, qui ont permis d’éviter une catastrophe impliquant potentiellement 28 morts, dont au moins 10 enfants.