Publié le 1er novembre 2025. Dans un duel acharné sur terrains difficiles, le Toyota Land Cruiser 250 (Prado) et le Land Rover Defender, tous deux préparés par le légendaire Arctic Trucks, ont été soumis à une série de tests impitoyables. Le verdict final, rendu par la chaîne britannique Carwow, couronne le Land Cruiser pour sa polyvalence et sa capacité à franchir les obstacles les plus ardus.
Les icônes du tout-terrain, Toyota Land Cruiser et Land Rover Defender, ont récemment fait face à un défi de taille. Afin d’éliminer toute variable liée aux modifications spécifiques des pneumatiques ou aux améliorations mineures, les deux véhicules ont été préparés par Arctic Trucks, l’entreprise renommée pour avoir équipé les véhicules des expéditions polaires de Top Gear. Cette confrontation visait à déterminer lequel de ces maîtres de l’off-road excellerait dans des conditions extrêmes.
Sous le capot, le Toyota Land Cruiser 250, également connu sous le nom de Prado, embarque un moteur diesel 4 cylindres de 2,8 litres développant 205 chevaux (environ 153 kW) et 500 Nm de couple. Il est associé à une boîte automatique à 8 rapports et bénéficie d’un réducteur de couple pour ses quatre roues motrices. Le poids total de ce véhicule s’élève à 2 500 kg.
De son côté, le Land Rover 110 est propulsé par un moteur 6 cylindres en ligne de 3,0 litres, délivrant 300 chevaux (environ 224 kW) et 650 Nm de couple. Comme son concurrent, il est équipé d’une boîte automatique à 8 rapports et d’un système 4×4 avec réducteur. Son poids est légèrement supérieur, atteignant 2 541 kg.
Les tests ont débuté par une épreuve d’accélération en côte abrupte, départ arrêté. Dans cet exercice, la puissance brute a joué un rôle déterminant, donnant l’avantage au Land Rover.
Vint ensuite le défi de la descente contrôlée, où l’objectif était de descendre le plus lentement possible en exploitant les systèmes électroniques avancés. C’est dans cette discipline que le Toyota Land Cruiser a démontré sa suprématie, s’imposant comme le maître du « ralenti contrôlé ».
Un parcours sur route forestière chronométré a mis à l’épreuve la garde au sol et le rayon de braquage des deux véhicules. Le Land Rover a connu quelques difficultés lors de sa première tentative, mais sa puissance moteur lui a permis de traverser rapidement. Le Land Cruiser s’est montré plus agile, bien que le pilote du Land Rover ait contesté le résultat, attribuant certaines limites à la boîte de vitesses, qui présente une marche arrière jugée lente sur le Defender.
Une section du parcours a particulièrement sollicité les articulations des suspensions. La capacité des véhicules à rester en contact avec le sol était primordiale pour une progression fluide. Le Land Rover a ici excellé, inspirant confiance et démontrant ses aptitudes en matière de conduite tout-terrain.
Une autre épreuve combinant l’articulation de la suspension et des montées raides a été proposée. Les deux modèles s’en sont bien sortis, mais la suspension plus articulée du Land Cruiser lui a permis de remporter cette manche.
La difficulté s’est accrue avec une traversée de gué boueux, suivie d’une première montée moins raide, puis d’une seconde, plus exigeante. La présence de gros rochers rendait l’adhérence précaire pour les deux engins.
De manière surprenante, le Toyota Land Cruiser a franchi la première montée avec une aisance notable. La seconde montée s’est avérée encore plus ardue pour le Defender, qui a dû batailler ferme pour venir à bout de l’obstacle malgré des signes de difficulté.
La question était alors de savoir si le Toyota serait capable de rééditer sa performance sur ce même parcours difficile. Il l’a fait, avec une facilité déconcertante, creusant un écart surprenant avec le Land Rover.
Suite aux plaintes du pilote du Land Rover concernant un manque de différentiel verrouillable, un test d’accélération en ligne droite a été effectué, épreuve que le Land Rover Defender a remportée.
L’épreuve finale consistait en une ascension rocheuse irrégulière. Le Defender a de nouveau montré des signes de faiblesse en tentant de la franchir à basse vitesse, restant bloqué. Ce n’est qu’en augmentant franchement la cadence qu’il a réussi. Le Toyota Land Cruiser, quant à lui, a progressé à une vitesse intermédiaire et a accompli le passage avec succès. À la demande des organisateurs, il a été contraint de refaire la montée à la vitesse la plus lente possible pour égaler la performance du Defender, et a une nouvelle fois gravi l’obstacle avec une maîtrise impressionnante.
Au terme de ces divers tests, les experts de Carwow ont rendu un verdict sans appel en faveur du Toyota Land Cruiser, malgré l’origine britannique du Land Rover.
L’intégralité de cette comparaison détaillée est à retrouver en vidéo ci-dessous.