Publié le 2025-11-02 16:08:00. Le Président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a regretté l’exclusion du Parti Socialiste (PS) du récent vote sur la loi de nationalité. Il estime que les questions transversales, comme celle-ci, gagneraient à un large consensus parlementaire pour garantir une stabilité politique accrue.
- La loi sur la nationalité, récemment approuvée par le Parlement, fera bientôt l’objet d’un examen présidentiel.
- Marcelo Rebelo de Sousa souhaite un consensus accru sur les lois concernant des aspects fondamentaux du statut juridique des personnes.
- Une modification du Code pénal, permettant la perte de nationalité pour des peines de prison lourdes, a également été votée.
Interrogé en marge de l’inauguration du Grand Musée égyptien, le chef de l’État a souligné l’importance d’un large accord parlementaire pour les lois traitant de sujets « très transversaux ». Il a justifié cette position en expliquant qu’un consensus élevé réduit le risque de voir les politiques changer au gré des alternances gouvernementales, favorisant ainsi une « certaine stabilité ». Le Président a cité la santé, l’éducation, le logement et la justice comme d’autres domaines où ce principe de consensus devrait s’appliquer. « En matière de justice, j’ai déjà beaucoup défendu ce sujet. Si je le peux, j’en parlerai peut-être encore en temps voulu », a-t-il précisé.
Marcelo Rebelo de Sousa a élargi son propos en affirmant que « d’autres questions où ce consensus est important sont précisément celles qui concernent des aspects fondamentaux du statut juridique des personnes, portugaises et étrangères. Bref, en général, tout cela a du sens pour être le plus consensuel possible ».
La révision de la loi sur la nationalité a été adoptée mardi au Parlement par 157 voix favorables, issues du Parti Social-Démocrate (PSD), Chega, Initiative Libérale (IL), CDS-PP et JPP, dépassant ainsi les deux tiers des députés. 64 voix se sont prononcées contre, émanant du PS, Livre, Parti Communiste Portugais (PCP), Bloc de Gauche (BE) et PAN. Au cours du même vote, un amendement au Code pénal a été approuvé, prévoyant la perte de la nationalité comme peine supplémentaire pour toute personne condamnée à une peine de prison effective de quatre ans ou plus. Ces deux textes, issus d’une proposition de loi du gouvernement PSD/CDS-PP, attendent désormais leur rédaction définitive avant d’être transmis au Président de la République.