Publié le 2025-11-04 13:41:00. Des allégations de vente de sujets d’examens pour les électriciens ont conduit le ministre de l’Enseignement supérieur à lancer une enquête approfondie. James Lawless a indiqué que ces suspicions sont prises très au sérieux et que des poursuites pénales pourraient être engagées.
- Les agences Solas et Quality and Qualifications Ireland (QQI) sont chargées d’examiner la nécessité de saisir la police.
- Des rapports préliminaires suggèrent que le problème serait principalement circonscrit aux examens d’électriciens.
- Une évaluation indépendante a conclu qu’il n’y avait pas de risque public immédiat lié à des électriciens insuffisamment qualifiés.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, James Lawless, a déclaré mardi prendre « très au sérieux » les accusations selon lesquelles des sujets d’examens pour les apprentis électriciens auraient été vendus. Ces allégations ont été portées à son attention peu après sa prise de fonction. Il présentera prochainement au gouvernement les conclusions d’une enquête menée durant l’été sur les formations artisanales et commerciales.
Suite à la réception d’une « divulgation protégée » concernant les examens d’électriciens, le bureau du ministre a commandé un examen des modalités d’évaluation. Il ressort de ces investigations que les sujets des examens d’apprentissage en électricité présentaient une « prévisibilité » inquiétante, restant similaires d’une session à l’autre. Ce constat soulève des doutes quant à la robustesse du système de qualification.
« Vous ne voudriez pas qu’un chirurgien vous opère s’il n’est pas correctement formé. Vous ne voudriez pas non plus qu’un électricien câble votre maison ou même votre usine qui n’ait pas été correctement formé. »
James Lawless, Ministre de l’Enseignement supérieur
Face à ces préoccupations, James Lawless a saisi les agences d’État Solas (Service for Further Education and Training) et Quality and Qualifications Ireland (QQI). Celles-ci sont chargées de déterminer si une saisine des forces de l’ordre, An Garda Síochána, est nécessaire. Le ministre a transmis à ces organismes les conseils juridiques obtenus du procureur général, les invitant à « envisager sérieusement » d’éventuelles dénonciations.
Le ministre a souligné que la divulgation de sujets d’examen contre rémunération constitue non seulement une « violation de l’éthique et de l’intégrité », mais peut également revêtir un caractère d’infraction pénale, évoquant des lois sur le vol et la fraude. La QQI est attendue pour publier dans les semaines à venir un rapport détaillant l’ampleur exacte du problème.
Dans un effort pour s’assurer que ce phénomène ne soit pas plus répandu, une révision plus large portant sur 78 autres filières d’apprentissage a été lancée. Les premiers retours de ces enquêtes indiquent que le problème semble principalement concentré sur la filière de l’électricité. Néanmoins, le ministre a souhaité envoyer un message fort : tout comportement répréhensible doit cesser immédiatement, d’où la demande d’enquête sur d’éventuelles sanctions pénales.
Un examen indépendant a également été mandaté pour évaluer s’il existait un risque pour le public du fait d’installations électriques potentiellement réalisées par des personnes non qualifiées. Cet audit a conclu que ce risque était, à l’heure actuelle, inexistant et maîtrisé. Interrogé sur d’éventuelles préoccupations similaires concernant les qualifications pour l’approvisionnement en gaz, le ministre a indiqué qu’il restait vigilant sur ce point, bien que les mécanismes de contrôle en place semblent suffisants.
« Ce n’est pas suffisant, cela n’aurait pas dû arriver, cela ne devrait plus jamais se reproduire », a conclu le ministre, réaffirmant sa détermination à garantir l’intégrité et la fiabilité des qualifications professionnelles.