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Ressources du YPCCC sur l’opinion publique internationale sur le changement climatique

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Publié le 2025-11-04 14:03:00. Alors que la 30e Conférence des Parties (COP30) sur le changement climatique s’apprête à ouvrir ses portes au Brésil, de nouvelles recherches soulignent le soutien public majoritaire à l’action climatique mondiale, même si des disparités subsistent quant à la sensibilisation.

  • La COP30, qui débute le 10 novembre 2025 à Belém, au Brésil, marque les 10 ans de l’Accord de Paris.
  • Les sondages révèlent un soutien public important à l’Accord de Paris aux États-Unis et dans plusieurs autres pays, bien que la conscience du changement climatique varie.
  • Les messages axés sur les conséquences des événements météorologiques extrêmes et l’avenir des enfants semblent particulièrement efficaces pour mobiliser le soutien à l’action climatique.

À l’approche de cette échéance climatique cruciale, les opinions publiques mondiales sur le changement climatique sont au centre des préoccupations. Les données recueillies par le Yale Program on Climate Communication (YPCCC) et ses partenaires, notamment à l’Université George Mason, offrent un éclairage précieux sur ces attitudes. En mai 2025, 79 % des électeurs américains inscrits se sont prononcés en faveur de la participation des États-Unis à l’Accord de Paris, tandis que 65 % se sont opposés au retrait décidé par l’ancien président Trump. Le soutien à l’accord reste élevé chez les démocrates et a même progressé chez certaines catégories de républicains depuis 2021.

À l’échelle internationale, les résultats sont également encourageants. En Inde, 73 % des citoyens soutiennent la participation du pays à l’Accord de Paris. Une enquête à venir en Indonésie révèle un soutien encore plus marqué, avec 85 % des personnes interrogées favorables à l’accord. Une étude plus large menée dans 31 pays et territoires a montré que le soutien à l’Accord de Paris variait de 96 % au Costa Rica à 74 % aux États-Unis. Ces chiffres témoignent d’une volonté globale de poursuivre les efforts engagés pour limiter le réchauffement climatique bien en deçà de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

Cependant, le chemin vers une action climatique universelle n’est pas sans obstacles. Des études récentes, notamment en Inde et en Indonésie, révèlent que des portions non négligeables de la population (27 % en Inde et 21 % en Indonésie) n’ont encore jamais entendu parler du réchauffement climatique. Néanmoins, une fois informées, des majorités importantes reconnaissent la réalité du phénomène. Ces constats corroborent des recherches antérieures menées dans des pays d’Afrique et d’Asie du Sud, où la familiarité avec le changement climatique est encore limitée, entraînant des opinions moins tranchées.

Malgré ce manque de sensibilisation dans certaines régions, les populations du monde entier perçoivent de plus en plus les liens entre le changement climatique et l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les inondations et les tempêtes. Les recherches menées aux États-Unis, en Inde et dans plusieurs pays à revenu faible et intermédiaire convergent : des millions de personnes associent le changement climatique à une aggravation des vagues de chaleur et expriment une forte inquiétude face à ces événements. Ces catastrophes naturelles, qui captent l’attention médiatique et politique, constituent des moments clés pour accroître la conscience et l’alarme face aux enjeux climatiques.

Les stratégies de communication semblent également porter leurs fruits. Une expérience menée dans 23 pays a démontré qu’un message axé sur l’« urgence et la dimension générationnelle » – soulignant les méfaits actuels du changement climatique et la menace qu’il représente pour les générations futures – a eu l’impact le plus positif sur le soutien à l’action climatique. Fait notable, aucun des messages testés n’a généré d’effets polarisants ou contre-productifs, suggérant une marge de manœuvre pour des communications efficaces et consensuelles.

L’analyse des opinions publiques révèle également des disparités au sein des populations. Si l’on reprend la typologie des publics américains (alarmés, inquiets, prudents, désengagés, sceptiques, indifférents), elle a été appliquée à une enquête internationale couvrant plus de 100 pays. Les résultats montrent qu’au moins la moitié des personnes interrogées dans 31 régions se déclarent « alarmées ». Ce sentiment est particulièrement fort en Amérique latine, avec Porto Rico (70 %), El Salvador (67 %) et le Costa Rica (65 %) en tête. Parmi les 15 plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, le Mexique (62 %), l’Inde (58 %), le Brésil (57 %), la Turquie (53 %) et la Corée du Sud (52 %) comptent également une majorité d’individus alarmés.

Aux États-Unis, les élections de 2024 n’ont pas eu d’impact significatif sur la perception du changement climatique ou le soutien aux politiques environnementales. En mai 2025, une écrasante majorité (plus de 4 contre 1, soit 69 % contre 15 %) considérait le réchauffement climatique comme un problème sérieux, et 65 % se disaient inquiets. De même, la majorité des électeurs inscrits soutiennent diverses politiques visant à réduire la pollution par le carbone et à promouvoir les énergies propres, tout en souhaitant que les entreprises, le gouvernement et les citoyens s’engagent davantage dans la lutte contre le réchauffement.

Le YPCCC propose une gamme d’outils et de ressources pour aider à la compréhension et à la communication sur ces enjeux. Cela inclut des cartes interactives de l’opinion publique climatique pour des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Inde, ainsi qu’un outil de fiches d’information permettant d’explorer les données à l’échelle mondiale pour plus de 100 pays et territoires. Les rapports détaillés des enquêtes nationales et les publications scientifiques récentes complètent cette offre, abordant des sujets variés tels que le soutien aux objectifs de neutralité carbone, les disparités de genre dans la reconnaissance du changement climatique anthropique, ou encore l’impact de l’activisme climatique. Ces ressources sont disponibles via le hub de partenariats du YPCCC.

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