Publié le 2024-11-09 19:55:00. Une enseignante de 8e année de l’Ontario a plaidé coupable à de multiples accusations liées à des infractions sexuelles commises contre d’anciens élèves via la plateforme Snapchat.
- Kelly-Anne Jennings a reconnu sa culpabilité à des chefs d’accusation de leurre et de production de pornographie juvénile.
- Elle est accusée d’avoir sollicité et reçu des photos dénudées d’adolescents qui étaient ses élèves.
- La Couronne a recommandé une peine de quatre ans de prison, tandis que la défense plaide pour une peine avec sursis.
L’affaire a éclaté en août 2024 lorsqu’un élève a fait part à sa mère d’un contact physique inapproprié avec une enseignante lors d’une sortie scolaire. Par la suite, trois autres victimes présumées se sont manifestées, menant à de nouvelles accusations contre Kelly-Anne Jennings, âgée de 41 ans.
Lors de sa comparution devant le juge Nathan N. Baker de la Cour de l’Ontario à Peterborough, Jennings a admis sa culpabilité aux six chefs d’accusation qui pesaient contre elle, incluant le leurre d’enfants, la production de pornographie juvénile et la distribution de matériel sexuellement explicite à des mineurs. D’autres accusations, dont celle d’agression sexuelle, seront suspendues à la demande de la Couronne. Le tribunal a appris que l’accusée consommait de l’alcool lors des événements, envoyant des vidéos d’elle-même se masturbant à ses anciens élèves et recevant des photos dénudées en retour.
« Mon fils la considérait comme une seconde mère, quelqu’un qui se souciait vraiment de lui. »
La mère d’une des victimes, s’exprimant lors d’une déclaration lue à la cour.
La procureure de la Couronne, Julie Ann Barrett, a souligné que les trois jeunes hommes avaient été « manipulés par [Jennings] et utilisés pour ses propres besoins sexuels égoïstes ». Une ordonnance de non-publication vise à protéger l’identité des victimes ainsi que celle de l’établissement scolaire où Jennings enseignait.
Au moment des faits, Kelly-Anne Jennings était toujours en congé sans solde de son poste au sein du district scolaire de Port Hope, dans le comté de Northumberland, à l’est de Toronto. Son statut auprès de l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario était indiqué comme « en règle ».
La défense, représentée par Me Dean Embry, a suggéré une peine avec sursis de deux ans moins un jour, assortie d’une période de probation, afin d’éviter l’emprisonnement pour sa cliente. La Couronne, quant à elle, a requis quatre ans de détention. L’affaire doit revenir devant le tribunal le 27 novembre pour la détermination de la peine.