Home International Les États-Unis coulent un autre bateau de drogue présumé et portent le nombre de morts à 69 dans des attaques extrajudiciaires dans les Caraïbes et le Pacifique | International

Les États-Unis coulent un autre bateau de drogue présumé et portent le nombre de morts à 69 dans des attaques extrajudiciaires dans les Caraïbes et le Pacifique | International

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Publié le 2025-11-07 10:06:00. Washington revendique une nouvelle action militaire dans les Caraïbes, entraînant la mort de trois personnes à bord d’un bateau présumé impliqué dans le trafic de drogue. Cette opération s’inscrit dans une série d’attaques navales ordonnées par Donald Trump pour lutter contre le « narcoterrorisme ».

  • Trois décès confirmés suite à une frappe de l’armée américaine en mer des Caraïbes.
  • Au moins 69 civils tués dans ces opérations depuis septembre.
  • Des experts et l’ONU s’interrogent sur la légalité et la justification de ces attaques.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé jeudi une « attaque cinétique meurtrière » menée par le Département de la Guerre sur ordre du président Donald Trump. L’objectif était un navire qualifié d’« exploité par une organisation terroriste désignée » et opérant dans les eaux internationales. Trois hommes, considérés par Hegseth comme des « narcoterroristes », ont péri dans cette opération. Il a également affirmé que ces individus « faisaient du trafic de stupéfiants », sans pour autant identifier l’organisation présumée ou la nature exacte de la cargaison.

Cette frappe s’ajoute à une série d’actions similaires : 18 embarcations auraient été coulées en deux mois dans le cadre d’opérations qualifiées par l’administration Trump de lutte contre le « narcoterrorisme ». Ces actions, selon le secrétaire à la Défense, se poursuivront tant que ces activités « d’empoisonnement du peuple américain » perdureront. « Si vous voulez rester en vie, arrêtez le trafic de drogue. Si vous continuez à trafiquer des drogues mortelles, nous vous tuerons », a-t-il déclaré.

Cependant, ces opérations font l’objet de critiques. Des experts internationaux ont qualifié ces actions de potentielles exécutions extrajudiciaires, tandis que les Nations Unies estiment qu’il n’existe « aucune justification légale » pour de telles attaques menées en mer des Caraïbes et dans le Pacifique. L’ONU a souligné le manque d’informations précises fournies par Washington, indiquant qu’aucune des victimes identifiées dans les navires attaqués ne représentait une « menace imminente ». Une enquête « rapide, indépendante et transparente » a été demandée pour faire toute la lumière sur les éventuelles violations du droit international.

Les États-Unis maintiennent une présence militaire considérable dans la région, avec une douzaine de navires et plus de 10 000 soldats déployés dans les eaux internationales, notamment près des côtes vénézuéliennes. Le porte-avions Gerald Ford, le plus grand navire de guerre américain, doit prochainement rejoindre cette flotte. Donald Trump a par ailleurs évoqué une possible « deuxième phase » de l’opération, incluant des actions terrestres.

Initialement, l’administration Trump avait justifié ces opérations comme un moyen essentiel de combattre les cartels de la drogue, considérés en « conflit armé » avec la Maison Blanche. Toutefois, le discours présidentiel semble avoir évolué, suggérant une volonté de renverser le gouvernement vénézuélien. Washington accuse le président Nicolas Maduro d’être impliqué dans le trafic de drogue, qualifiant le Venezuela de « narco-État », et a doublé la récompense pour sa capture à 50 millions de dollars. La CIA aurait également été autorisée à mener des missions secrètes dans le pays.

Dans une récente interview diffusée dimanche, Donald Trump a affirmé que le leadership de Nicolas Maduro au Venezuela était « compté », tout en se montrant sceptique quant à une éventuelle guerre entre les deux pays. Il a néanmoins précisé que le Venezuela s’était mal comporté avec les États-Unis, « et pas seulement sur la question de la drogue ». Ces déclarations interviennent peu après le rejet par le Sénat américain d’une résolution qui aurait exigé l’approbation du Congrès pour toute action militaire américaine sur le territoire vénézuélien, privant ainsi le président de la possibilité de mener de telles opérations sans validation législative.

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