Home Accueil Sondage, Parti travailliste | Mesure : combien de temps les gens pensent-ils que le gouvernement survivra

Sondage, Parti travailliste | Mesure : combien de temps les gens pensent-ils que le gouvernement survivra

0 comments 42 views

Publié le 7 novembre 2025. Le gouvernement travailliste traverse une période difficile dans les sondages d’opinion, suite à des promesses électorales non tenues. Malgré une perte de confiance significative, une majorité de citoyens estime que le gouvernement parviendra néanmoins à rester en place jusqu’aux prochaines élections générales.

  • Le Parti travailliste accuse une baisse de 6,5 points dans les derniers sondages Infact.
  • Une majorité de citoyens pense que le gouvernement actuel tiendra jusqu’en 2029.
  • 60 % des sondés ont perdu confiance dans les politiciens suite aux promesses rompues.

Les déceptions liées à la gratuité des ferries et à la réduction des prêts étudiants ont eu un impact notable sur la popularité du gouvernement travailliste. Un récent sondage réalisé par Infact pour Nettavisen révèle une chute de 6,5 points du parti, créant une majorité bourgeoise dans les intentions de vote.

Interrogés sur la longévité du gouvernement actuel, 50 % des personnes interrogées estiment qu’il restera en fonction jusqu’aux élections générales de 2029. À l’inverse, un tiers des votants ne partagent pas cet avis, doutant de sa capacité à tenir jusqu’à la fin de la législature.

Ce constat intervient dans un contexte de « massif abus de confiance », comme le souligne le reportage de Nettavisen, qui a également constaté une érosion de la confiance envers les élus. Le chercheur électoral Svein Erik Tuastad, de l’Université de Stavanger, qualifie ces résultats d’ « intéressants ».

Premièrement, cela montre que l’on s’attend généralement à un gouvernement stable. L’impression n’est pas que la majorité composée de partis hétéroclites, c’est-à-dire un large front rouge-vert, provoquerait le chaos. La plupart des gens s’attendent à ce qu’ils s’en sortent.

Svein Erik Tuastad, chercheur électoral

Selon M. Tuastad, ce vote n’est pas un « vote de confiance direct », mais il révèle une forme de foi des électeurs dans la capacité du gouvernement à maintenir la stabilité.

L’analyse des réponses selon l’affiliation politique révèle des divergences marquées. Seuls 22 % des électeurs du Parti du Progrès (Frp) pensent que le gouvernement actuel ira jusqu’au bout de son mandat. Ce chiffre contraste fortement avec les électeurs des partis travailliste (Ap), socialiste de gauche (SV) et des Verts (MDG), chez qui la proportion atteint environ 80 %.

Les partis bourgeois, menés par le Frp, estiment que le gouvernement n’y arrivera pas, tandis que c’est tout le contraire de l’autre côté. Cela peut être interprété non seulement comme une prédiction, mais indirectement comme quelque chose qu’ils espèrent voir se réaliser.

Svein Erik Tuastad, chercheur électoral

Les électeurs du Parti du Centre (Sp) montrent également une tendance intéressante. Ils sont deux fois plus nombreux à croire en la longévité du gouvernement travailliste qu’à douter de sa survie.

Cela peut être interprété comme signifiant que pour la plupart des électeurs du Parti du Centre, quelque chose doit être fait avant que le Parti du Centre n’accepte de renverser le gouvernement.

Svein Erik Tuastad, chercheur électoral

M. Tuastad estime que la situation du gouvernement, bien que difficile, est peut-être « un peu meilleure que ce que l’on perçoit ». Il souligne que les gouvernements minoritaires sont une réalité courante dans la politique norvégienne et que la base parlementaire actuelle n’est pas « particulièrement difficile à gérer ».

Plusieurs facteurs contribuent à cette perspective, notamment le fait que le parti travailliste ait remporté les élections et affiche une unité interne plus forte que par le passé. De plus, l’opposition ne semble pas activement rechercher un renversement du gouvernement.

Le chercheur pense qu’il faudra du temps avant que les partis bourgeois n’osent renverser le gouvernement, car cela risquerait de créer de l’instabilité. L’intégration du Parti du Centre, avec son poids politique, rendrait une telle coalition fragile.

Carl I. Hagen, ancien président du Frp, exprime un scepticisme prononcé quant à la durée de vie du gouvernement.

Un merveilleux gâchis. C’est complètement au fond, et tout sauf une direction sûre. Je ne pense pas que ce gouvernement survivra aussi longtemps.

Carl I. Hagen, ancien président du Frp

Il estime que la question de la confiance est centrale et que la situation n’est pas encore résolue.

La perte de confiance dans les politiciens est une conséquence directe des promesses non tenues, selon 60 % des personnes interrogées dans le cadre de la même enquête.

Malgré ces défis, le gouvernement s’attend à une période exigeante. Il sera crucial d’observer si une forme de « stabilité alpine » se dégage, c’est-à-dire si certains partis d’opposition acceptent de former des majorités ponctuelles avec le gouvernement sur des sujets précis, comme les directives européennes ou l’énergie, lorsque les partis de gauche ne parviennent pas à s’entendre.

L’enjeu sera de déterminer si le gouvernement continue de perdre du terrain et si les intérêts généraux de la nation sont effectivement pris en compte.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.