Home Économie Le dollar a clôturé en hausse de 46,39 $, après que la BCE ait maintenu son taux d’intérêt inchangé

Le dollar a clôturé en hausse de 46,39 $, après que la BCE ait maintenu son taux d’intérêt inchangé

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Publié le 2026-02-06 02:54:00. Le dollar a poursuivi sa progression face à l’euro, soutenu par la décision de la Banque centrale européenne de maintenir ses taux d’intérêt inchangés, tandis que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent d’influencer les prix du pétrole.

  • Le dollar a atteint un sommet de deux semaines, clôturant à 3 691,32 $.
  • La Banque centrale européenne a confirmé sa politique monétaire actuelle, minimisant l’impact des fluctuations du dollar.
  • Les prix du pétrole ont reculé légèrement, mais restent proches de leurs plus hauts de plusieurs mois en raison des incertitudes géopolitiques.

Le dollar américain a continué de se renforcer cette semaine, après un début d’année marqué par une volatilité accrue sur les marchés des changes. Cette appréciation intervient alors que la monnaie américaine avait initialement perdu du terrain face à d’autres devises, notamment celles des pays émergents.

La devise américaine a bénéficié du maintien des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) annoncé jeudi. La BCE a justifié cette décision par la nécessité de surveiller l’évolution de l’inflation et a minimisé l’influence des variations du dollar sur ses futures orientations de politique monétaire. Les marchés financiers anticipent désormais peu de chances d’une baisse des taux d’intérêt en 2026.

Ce jeudi, le dollar a atteint un niveau qu’il n’avait pas connu depuis deux semaines, dans un contexte de nervosité générale sur les marchés boursiers et des métaux précieux. Le taux de change a clôturé à 3 691,32 $, en hausse de 46,39 $ par rapport au taux de référence du jour, qui s’élevait à 3 644,93 $. Au cours de la journée, 1 829 transactions ont été réalisées pour un montant total de 1,422 milliard de dollars (environ 1,3 milliard d’euros). Le dollar a oscillé entre un plus bas de 3 655 $ et un plus haut de 3 717 $.

Les analystes de Bank Of America avaient correctement anticipé la décision de la BCE. Ils n’ont cependant pas encore de certitude quant à une éventuelle baisse des taux en mars, mais s’attendent à une plus grande flexibilité de la part de la banque centrale dans les mois à venir.

Parallèlement, les prix du pétrole ont connu une légère baisse de plus de 1 % ce jeudi, mais demeurent proches de leurs plus hauts de plusieurs mois. Cette situation est liée aux négociations prévues vendredi entre les États-Unis et l’Iran à Oman. Le Brent a chuté de 1,2 % à 68,60 $ US le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI), le pétrole brut américain, a reculé de 1,3 % à 64,32 $.

Malgré ce repli, le Brent reste à seulement 3 dollars de son plus haut niveau atteint fin janvier, en raison des craintes persistantes concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement en pétrole. Les tensions au Moyen-Orient exercent une forte influence sur les prix du pétrole, et les marchés suivent de près les discussions à Oman, selon Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

Ces négociations interviennent alors que les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la région, et que les acteurs régionaux cherchent à éviter une escalade militaire qui pourrait déboucher sur un conflit plus large. Environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole transite par le détroit d’Ormuz, situé entre Oman et l’Iran. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Irak, ainsi que l’Iran, exportent également une part importante de leur pétrole brut par ce détroit.

John Evans, analyste chez PVM Oil Associates, estime que le marché attendra probablement une percée diplomatique avant la réunion de vendredi.

« Cependant, les prix ne resteront pas stables, car une déclaration imprudente ou un échec des négociations pourrait faire chuter le prix du Brent et le rapprocher rapidement des 70 dollars le baril, atteignant ainsi des sommets jamais vus cette année. »

John Evans, analyste chez PVM Oil Associates

La volatilité actuelle a incité les investisseurs à se positionner sur les contrats à terme sur le pétrole, avec un volume record de transactions sur le WTI Midland à Houston en janvier, en raison des inquiétudes liées aux risques d’approvisionnement au Moyen-Orient et à l’augmentation des livraisons de pétrole vénézuélien vers la côte américaine du Golfe.

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