Washington – L’administration américaine a haussé le ton face à l’Iran en autorisant l’imposition de droits de douane sur les importations en provenance de pays entretenant des relations commerciales avec Téhéran. Cette annonce intervient alors que des négociations indirectes se poursuivent, et que le président Donald Trump se dit optimiste quant à la possibilité d’un accord.
Le décret, signé vendredi, permet l’application de droits de douane pouvant atteindre 25 % sur les marchandises importées aux États-Unis par tout pays « achetant, important ou acquérant directement ou indirectement des biens ou des services en provenance d’Iran ». La Maison Blanche a justifié cette mesure par « l’urgence nationale actuelle concernant l’Iran », soulignant que le président pourrait la modifier en fonction de l’évolution de la situation.
Malgré cette menace tarifaire, Donald Trump a affiché un certain optimisme quant aux discussions diplomatiques en cours. « Nous avons également eu de très bonnes discussions sur l’Iran. L’Iran semble vraiment vouloir conclure un accord », a-t-il déclaré aux journalistes à bord d’Air Force One. Il a toutefois ajouté : « Nous devons voir quel sera cet accord. »
Le président américain a également mis en garde contre les conséquences d’un échec des négociations, évoquant le déploiement d’une importante force navale dans la région. « Nous avons une grande armada, et une grande flotte qui se dirige dans cette direction, et qui sera là très bientôt. Nous verrons donc comment cela fonctionne », a-t-il précisé. De nouvelles discussions sont prévues en début de semaine prochaine.
Selon des informations de CNN, la délégation américaine aux pourparlers tenus à Oman était composée de Steve Witkoff, envoyé présidentiel, de Jared Kushner, gendre de Donald Trump, et de l’amiral Brad Cooper, commandant du commandement central américain. Les États-Unis et l’Iran se sont accordés sur la tenue de consultations avec leurs capitales respectives avant de poursuivre les discussions, un résultat perçu avec prudence comme positif par les deux parties.
Cette annonce intervient après que Donald Trump ait déjà menacé, le 12 janvier, d’imposer des droits de douane de 25 % à tout pays commerçant avec l’Iran, via son réseau social Truth Social. La Maison Blanche a précisé que le décret actuel réaffirme la position de l’administration américaine, qui considère que Téhéran doit être tenu responsable de ses ambitions nucléaires, de son soutien au terrorisme, du développement de missiles balistiques et de sa déstabilisation régionale.
Les relations entre les États-Unis et l’Iran restent tendues depuis des années, en raison du programme nucléaire iranien, de l’influence régionale de Téhéran et des sanctions imposées. À ce stade, aucune réaction immédiate n’a été enregistrée en Iran suite à la nouvelle menace tarifaire américaine.