Le Royaume-Uni a conclu des accords avec l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo pour faciliter le retour de leurs ressortissants en situation irrégulière, une initiative rendue possible par la menace de sanctions sur les visas. Des vols de renvoi sont déjà en cours, marquant une intensification de la politique d’expulsion du gouvernement.
Selon une annonce du ministère de l’Intérieur, datée du 6 février 2026, ces trois pays coopéreront désormais pour accueillir les citoyens qui n’ont pas le droit de rester sur le territoire britannique. Cette coopération fait suite à une stratégie de pression exercée par la ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, qui a menacé de restreindre l’accès aux visas pour les ressortissants des pays réticents à reprendre leurs nationaux.
Les mesures de pénalité envisagées incluaient la suppression des avantages liés au traitement préférentiel des visas pour les personnalités importantes et les décideurs, ainsi que la fin des services de visa accélérés pour tous les citoyens des pays concernés. L’Angola et la Namibie ont accepté de coopérer après ces avertissements, tandis que la République démocratique du Congo a suivi après la mise en œuvre de restrictions supplémentaires sur les visas.
Le ministère de l’Intérieur souligne que ces accords s’inscrivent dans le cadre d’une réforme plus vaste de la politique d’immigration, visant à augmenter le nombre de renvois et à décourager l’immigration clandestine. Depuis l’arrivée au pouvoir de l’actuel gouvernement, plus de 58 500 personnes ont été expulsées ou ont fait l’objet d’un renvoi forcé, un chiffre qualifié de record.
Plus de 3 000 ressortissants angolais, namibiens et congolais pourraient désormais être concernés par ces mesures de renvoi. Le ministère a également précisé que d’autres pays continuent de faire obstruction au processus de retour, et que des mesures similaires liées aux visas pourraient être envisagées à leur encontre.
« Mon message est clair : si les gouvernements étrangers refusent d’accepter le retour de leurs citoyens, ils en subiront les conséquences », a déclaré Shabana Mahmood. « Les migrants illégaux et les criminels dangereux seront désormais expulsés et expulsés vers l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo. Je ferai ce qu’il faut pour rétablir l’ordre et le contrôle à nos frontières. »