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Les factures d’électricité tripleront par rapport à l’IPCA en 2026

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Publié le 8 février 2026 16h36. Les factures d’électricité devraient augmenter significativement en 2026, bien au-delà du taux d’inflation, selon une étude du cabinet Thymos Energia, mettant en lumière des défis opérationnels croissants pour le secteur.

  • Les tarifs de l’électricité devraient augmenter en moyenne de 7,64 % au niveau national en 2026.
  • Certains États, comme le Pernambuco, São Paulo et le Ceará, pourraient voir leurs factures augmenter de plus de 10 %.
  • Le phénomène de « curtailment » – la réduction forcée de la production d’énergie renouvelable – atteint des niveaux records et inquiète les investisseurs.

Selon les projections de Thymos Energia, les consommateurs français devraient faire face à une hausse moyenne de leurs factures d’électricité de 7,64 % en 2026. Cette augmentation est presque le double du taux d’inflation prévu par le marché financier, estimé à 3,99 % pour la même année, selon le dernier bulletin Focus de la Banque centrale (Focus Bulletin). Certains distributeurs pourraient même voir leurs tarifs augmenter de plus de 10 %, voire dépasser le triple de l’IPCA (Indice des Prix à la Consommation Large) attendu.

Les hausses les plus importantes sont prévues pour Neoenergia Pernambuco (13,12 %), CPFL Paulista (12,50 %) et Enel Ceará (10,66 %). À l’inverse, Neoenergia Brasília (-3,73 %), Amazonas Energia (-1,72 %) et Piauí équatorial (-0,83 %) devraient enregistrer les ajustements les plus faibles.

Thymos Energia met en avant trois facteurs principaux expliquant cette tendance à la hausse : l’augmentation des coûts de production, le volume élevé des pertes (notamment le vol d’énergie) et la hausse de la valeur du CDE (Compte de développement de l’énergie), un mécanisme de subvention dont le coût est répercuté sur tous les consommateurs.

Au-delà de la pression sur les tarifs, le cabinet de conseil souligne les difficultés opérationnelles croissantes du système électrique. Un problème particulièrement préoccupant est le phénomène de « curtailment », ou réduction de la production, qui se produit lorsque la production d’énergie renouvelable (éolienne et solaire) dépasse la demande ou lorsque les infrastructures de transport sont insuffisantes. Ce gaspillage d’énergie propre a atteint des niveaux records, avec une moyenne de 24,3 % pour le solaire et de 18,7 % pour l’éolien.

En 2026, cette situation devrait s’aggraver, affectant la rentabilité des investissements dans les énergies renouvelables. Selon Filipe Soares, directeur de Thymos,

« Le curtailment ne peut plus être considéré comme un événement isolé. Il est devenu un élément essentiel de la prévisibilité du secteur. »

Il appelle à accélérer le développement de solutions de stockage de l’énergie et à mettre en place des mécanismes économiques adaptés.

La micro et minigénération distribuée, notamment les panneaux photovoltaïques installés sur les toits des habitations et des entreprises, a atteint 44 000 MW (mégawatts) en 2025, représentant environ 17 % de la puissance installée totale du pays. Le « curtailment » est donc un défi majeur pour l’intégration croissante des énergies renouvelables dans le réseau électrique.

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