Publié le 8 février 2024 20:05:00. Le gouvernement israélien a adopté une série de mesures controversées renforçant son contrôle sur la Cisjordanie, notamment en levant une interdiction de plusieurs décennies sur l’achat de terres par des citoyens israéliens dans ce territoire occupé. Ces décisions suscitent de vives critiques de la part des Palestiniens et de la communauté internationale, qui y voient un obstacle majeur à la perspective d’un État palestinien.
- Le cabinet de sécurité israélien a approuvé l’abrogation d’une norme interdisant aux Israéliens d’acheter des terres en Cisjordanie.
- Les nouvelles mesures visent également à accorder aux autorités israéliennes des pouvoirs accrus sur la population palestinienne de la région.
- Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dénonce une annexion de facto et appelle à une réaction internationale.
Ces changements interviennent dans un contexte de tensions croissantes en Cisjordanie, territoire que les Palestiniens revendiquent comme base de leur futur État, mais que Israël occupe depuis 1967. L’abrogation de cette interdiction d’achat de terres, en vigueur depuis des décennies, est perçue comme une étape significative vers une consolidation de la présence israélienne dans la région.
Selon le site internet du Times of Israel, les ministres d’extrême droite du gouvernement israélien, Bezalel Smotrich, ministre des Finances, et Yisrael Katz, ministre de la Défense, présentent ces mesures comme un changement radical de politique en Cisjordanie. Leur objectif affiché est d’accélérer le développement des colonies juives, lesquelles sont construites en violation du droit international.
Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne, a fermement condamné ces décisions, les qualifiant de « dangereuses et illégales ». Il a déclaré qu’elles équivalaient à une annexion de facto et a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle réagisse.
« Ces mesures sont une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la paix. »
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui s’oppose à la création d’un État palestinien, doit rencontrer le président américain Donald Trump à Washington ce mercredi. Bien qu’il ait exclu une annexion formelle de la Cisjordanie, son administration n’a pas freiné la construction accélérée de colonies juives, selon l’agence Reuters.
Les Palestiniens envisagent la création de leur futur État dans la bande de Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, où vivent plus de trois millions de Palestiniens et plus de 500 000 Israéliens. Cependant, la bande de Gaza est aujourd’hui largement détruite par les combats, et Jérusalem-Est a été annexée par Israël il y a plusieurs décennies.
Ces développements interviennent alors que la République tchèque s’est jointe à la critique internationale concernant la construction de colonies israéliennes près de Jérusalem. Plus d’informations sur la position de la République tchèque (en tchèque).