L’ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, est au cœur d’une vive controverse après la publication de documents révélant l’étendue de ses liens avec Jeffrey Epstein. Des critiques acerbes proviennent désormais de figures influentes de la droite américaine, remettant en question son intégrité et ses motivations.
Les « Epstein Files », ces ensembles de documents récemment rendus publics, contiennent de nombreux échanges – courriels et SMS – attestant d’une relation étroite entre Bannon et le financier condamné pour exploitation sexuelle de mineures. Des photographies montrent également les deux hommes ensemble à plusieurs reprises. Selon ces documents, Bannon aurait sollicité les conseils d’Epstein sur des questions politiques, tandis qu’Epstein cherchait à améliorer son image publique en se présentant comme un philanthrope, avec l’aide de Bannon.
Lundi, l’entrepreneur Elon Musk, également scruté pour ses propres contacts avec Epstein, a publiquement attaqué Bannon sur les réseaux sociaux, le qualifiant de « personnage abject » et partageant un article à ce sujet. Cette intervention a été suivie par d’autres voix conservatrices. Roger Pierre, un stratège politique de droite, a déclaré sur X (anciennement Twitter) que Musk « avait raison concernant Steve Bannon ». Le commentateur et théoricien du complot Dinesh D’Souza s’est moqué de Bannon en l’appelant ironiquement « un homme du peuple », en référence à un documentaire sur Epstein auquel Bannon aurait travaillé en 2019.
L’influenceur conservateur Ian Miles Cheong a également dénoncé Bannon, le qualifiant de « fraudeur de premier ordre ». Il a écrit sur X que « le fait que Steve Bannon ait été un individu corrompu qui détestait Trump et un allié qui tentait de blanchir la réputation de Jeffrey Epstein en produisant un documentaire n’est que la partie visible de l’iceberg ».
À ce stade, il n’est pas clair quelles conséquences ces révélations auront sur la position de Bannon au sein du mouvement conservateur américain.