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How to date better, according to relationship science

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Les applications de rencontre, en exacerbant les différences entre les sexes et en donnant l’impression d’être un produit en liquidation, peuvent avoir des conséquences psychologiques durables sur les individus, selon un chercheur américain. Paul Eastwick, spécialiste des relations, plaide pour une approche plus nuancée de la compatibilité amoureuse, loin des schémas préétablis de l’évolutionnisme.

Depuis le début de sa carrière, Paul Eastwick s’est montré critique envers la psychologie évolutionniste, une théorie qui considère la formation des relations comme une stratégie de reproduction, fortement influencée par le genre. Cette approche, qu’il surnomme « l’ÉvoScript », ne correspond pas à sa vision des relations intimes. Il a longtemps considéré ce modèle comme dépassé et exagéré, voire complètement erroné. Cependant, c’est l’appropriation de cette théorie par des communautés en ligne, notamment des groupes d’hommes se considérant comme incapables de trouver une partenaire (« incels »), qui l’a convaincu de la nécessité d’une contre-expertise scientifique.

« J’ai réalisé qu’il existait une version déformée de la psychologie évolutionniste, et c’est là que j’ai compris qu’il était temps de publier un ouvrage scientifique qui présente les données les plus récentes sur les relations humaines », explique-t-il.

Dans son livre, « Bonded by Evolution : The New Science of Love and Connection » (Liés par l’évolution : la nouvelle science de l’amour et de l’attachement), le professeur de psychologie à l’Université de Californie à Davis remet en question les idées reçues sur le rôle de l’argent, de l’apparence physique et de la « valeur sur le marché » dans la recherche d’un partenaire. Il soutient que la compatibilité est le facteur déterminant d’une relation épanouissante.

Selon Eastwick, la désirabilité est subjective et imprévisible, et ce que recherchent véritablement les individus, c’est un lien d’attachement sécurisant qui les soutienne dans les bons comme dans les mauvais moments. Il dénonce la transformation de la rencontre amoureuse en un « jeu de chiffres », où l’on accumule les rendez-vous et les « swipes » sur les applications, au lieu de privilégier des interactions plus significatives.

« Les applications de rencontre peuvent donner l’impression que l’on est un produit en liquidation, au bas de l’échelle », affirme-t-il. « Cela peut conduire à une vision cynique de la recherche d’un partenaire, où l’on a l’impression de devoir faire des compromis constants. »

Eastwick préconise de privilégier les rencontres en personne, dans des contextes sociaux variés – activités sportives, cours de cuisine, sorties entre amis – afin de favoriser des interactions authentiques et de découvrir la personnalité de l’autre au-delà des apparences. Il suggère également de multiplier les rencontres plutôt que de se concentrer sur un grand nombre de profils en ligne.

« Plutôt que de multiplier les rencontres ponctuelles, il est préférable de rencontrer moins de personnes, mais de passer plus de temps avec elles », conseille-t-il. « Les rendez-vous rapides donnent lieu à des jugements hâtifs. Il est important de se donner le temps de connaître l’autre dans différents contextes. »

Il souligne également que les hommes et les femmes recherchent fondamentalement les mêmes choses dans une relation : du soutien, de la reconnaissance et un partenaire sur lequel compter. Il réfute l’idée que les attentes des hommes et des femmes soient radicalement différentes.

« Nous arrivons à une vision très pessimiste des relations entre les hommes et les femmes, comme si nous percevions le monde différemment et étions constamment en conflit », déplore-t-il. « Mais lorsque l’on aborde les relations avec une perspective axée sur l’attachement, on constate que les hommes et les femmes peuvent construire des relations épanouissantes et durables. »

Eastwick se montre cependant préoccupé par l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur l’avenir des rencontres, craignant que les interactions virtuelles ne finissent par atrophier nos compétences sociales.

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