Jimmy Kimmel fait l’objet de nouvelles attaques de la part de Donald Trump et de la Maison Blanche. L’animateur est critiqué pour une plaisanterie jugée inconvenante suite à une tentative d’assassinat visant le président, bien que le texte ait été écrit et prononcé avant les faits.
La Maison Blanche a vivement fustigé Jimmy Kimmel pour un monologue dont le ton a paru inapproprié après l’attentat ayant visé Donald Trump. Pourtant, l’ironie de la situation réside dans le calendrier : la blague avait été conçue et diffusée avant même que l’événement en question ne se produise, plaçant l’animateur dans une position pour le moins embarrassante.
Cette obsession du pouvoir pour les piques de l’animateur contraste avec une forme d’indifférence hautaine, illustrée par une scène de la série culte Arrested Development. Dans l’un des épisodes, le personnage de Michael Bluth tente de corriger sa mère, Lucille, en lui précisant qu’elle n’a pas été confrontée au véritable Michael Moore, mais à un sosie lors d’un sketch pour l’émission de Jimmy Kimmel.
« C’était un imitateur de Michael Moore pour un sketch dans l’émission de Jimmy Kimmel. »
Michael Bluth
La réponse de Lucille Bluth, caractérisée par un manque d’intérêt total, souligne une dignité née de l’ignorance que Donald Trump — qui partage avec le personnage sa richesse, son âge et une certaine cruauté — semble incapable d’atteindre.
« Je ne sais pas qui c’est et ça ne m’intéresse pas de le savoir. »
Lucille Bluth
Alors que l’on pourrait imaginer un monde où le président et son entourage ignoreraient simplement les sorties de Jimmy Kimmel, la réalité est tout autre : l’animateur demeure une cible régulière de la Maison Blanche, malgré des critiques qui occultent parfois la chronologie réelle des faits.