Publié le 14 février 2024 08:26:00. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a mis en garde contre les dangers d’une immigration massive pour les sociétés occidentales, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, tout en réaffirmant l’importance, bien que non la nécessité, d’une alliance transatlantique.
- Marco Rubio estime que l’immigration de masse représente une menace pour la souveraineté nationale et la civilisation occidentale.
- Il a souligné la volonté des États-Unis de coopérer avec l’Europe, mais a affirmé qu’ils étaient prêts à agir seuls si nécessaire.
- Rubio a esquissé un portrait d’une Europe en déclin, marquée par un passé culpabilisant et une politique migratoire jugée trop ouverte.
S’exprimant devant un public international à Munich, Marco Rubio a défendu une ligne dure sur l’immigration, qualifiant l’afflux massif de migrants de « crise » qui « transforme et déstabilise les sociétés occidentales ». Il a fermement rejeté toute accusation de xénophobie, insistant sur le fait qu’il s’agissait d’une question de préservation de la souveraineté nationale.
« L’immigration de masse est une crise qui transforme et déstabilise les sociétés occidentales. Ce n’est pas de la xénophobie ou de la haine, c’est une question de souveraineté nationale… C’est une menace urgente pour nos sociétés et notre civilisation. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Concernant les relations transatlantiques, Rubio a adopté un ton à la fois ferme et conciliant. Il a affirmé que les États-Unis préféraient agir en collaboration avec leurs alliés européens, mais qu’ils étaient parfaitement capables de poursuivre leurs propres intérêts sans eux. Il a qualifié l’alliance avec l’Europe d’alliance de « civilisation », soulignant l’importance de la force de ses partenaires pour la sécurité américaine.
« Nous sommes prêts à [ir] seuls, mais notre préférence est de le faire avec vous, nos amis européens. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Le secrétaire d’État a cependant précisé que l’alliance devait être redéfinie selon les priorités américaines, notamment en ce qui concerne les dossiers sensibles tels que la situation à Gaza et les politiques de défense. Il a brossé un tableau contrasté entre la puissance américaine et une Europe qu’il perçoit comme affaiblie, hantée par son passé et trop permissive en matière d’immigration. Il a conclu son discours sur une note optimiste, appelant à un nouveau chapitre dans les relations entre les États-Unis et l’Europe.
« Nous serons toujours les enfants de l’Europe… Hier est fini, l’avenir est inévitable et l’avenir nous attend. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain