Publié le 14 février 2026 à 15h13. À 33 ans, l’Argentin Nicolás Pasquali a accompli un exploit unique : être devenu le 326e humain à visiter tous les pays du monde, une aventure couronnée par une expédition en Antarctique qui a marqué la fin de son périple.
- Nicolás Pasquali est le premier Argentin à visiter les 193 pays reconnus par l’ONU, ainsi que Taïwan, la Cité du Vatican et la Palestine.
- Son voyage s’est achevé en Antarctique en janvier 2026, après une invitation inattendue d’Antarpply Expeditions.
- L’aventure a nécessité huit ans d’économies, d’investissements et de multiples petits boulots pour financer les déplacements.
Nicolás Pasquali a franchi le dernier cap de son incroyable défi en posant le pied sur le continent Antarctique le 2 janvier 2026, à la latitude 64° 30′ S et la longitude 61° 46′ O. Cette étape, officialisée par un certificat, vient compléter un voyage de huit ans à travers les 196 territoires qu’il s’était fixé de visiter. L’expédition, organisée par Antarpply Expeditions, la seule compagnie argentine autorisée à opérer en Antarctique, a débuté le 29 décembre 2025 depuis Ushuaia, en Terre de Feu, avec 90 passagers à bord.
Le voyage n’a pas été sans épreuves. L’Argentin et ses compagnons ont affronté le redoutable passage de Drake, où les vagues atteignaient parfois plus de 17 mètres de hauteur. Mais pour Nicolás, l’expérience a été transcendante.
« C’est comme dans *Les Chroniques de Narnia*, quand Lucy ouvre la penderie et découvre un autre monde. Le temps s’arrête et l’être humain n’a plus d’importance. »
Nicolás Pasquali
Il décrit un lieu où la nature règne en maître, où le soleil ne se couche jamais et où la vie humaine semble insignifiante.
L’expédition a permis à Nicolás de partager des moments uniques avec la faune locale, notamment des colonies de manchots et des familles d’orques. Il a même osé trois bains dans les eaux glaciales de l’Antarctique (-2°C) lors de ce qu’on appelle une « plongée polaire ». À bord du navire, l’ambiance était conviviale, avec une touche argentine grâce à la présence de maté, d’agneau patagonien grillé et de choripán.
Ce voyage exceptionnel a un coût : environ 5 510 000 pesos chiliens (environ 5 800 dollars américains) par passager, incluant les repas, l’hébergement et les excursions. Mais pour Nicolás, l’investissement en valait la peine. Il a raconté son aventure sur son compte Instagram (@nicopasqualio), où il compte désormais près de 70 000 abonnés, un nombre en constante augmentation depuis qu’il partage ses expériences fascinantes.
L’histoire de Nicolás Pasquali est celle d’une détermination sans faille et d’une soif d’aventure insatiable. Pour financer son périple, il a jonglé avec des emplois de conseil financier, des investissements personnels et divers petits boulots. Il a voyagé en avion, à vélo, en auto-stop et même à bord du train du minerai de fer en Mauritanie, considéré comme l’un des plus dangereux au monde. Il a rencontré des personnalités aussi diverses qu’un fabricant d’armes taliban au Pakistan et des dirigeants politiques libyens. Il a survécu à une tempête de sable en Arabie et s’est même sorti d’une situation périlleuse en Irak en prétendant partager la nationalité de Lionel Messi.
Le Chili occupe une place particulière dans le cœur de Nicolás. Il a visité le pays à plusieurs reprises, à la fois en tant que touriste et en tant que professeur de tennis.
« Torres del Paine était l’un de mes endroits préférés au monde. J’adorais faire du trekking dans le sud. Puerto Williams me semble incroyable. Valparaíso est très esthétique. J’adore les plages de Reñaca. Et le nord aussi : Arica, San Pedro de Atacama… »
Nicolás Pasquali
Il salue également la chaleur et l’hospitalité des Chiliens.
Maintenant de retour à Buenos Aires, Nicolás ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Il continue de travailler comme conseiller financier, donne des conférences à travers le monde et travaille sur un documentaire retraçant son voyage. Il envisage également de devenir le premier Argentin à visiter tous les pays du monde une seconde fois, un défi de taille pour ce globe-trotter infatigable.
Dans quelques semaines, il se rendra en Syrie pour assister au mariage d’un ami, puis dans la région du Haut-Karabakh, récemment annexée par l’Azerbaïdjan. Bien qu’il ne cherche pas activement à établir un nouveau record, il semble que l’aventure continue de l’appeler.