Home Économie Les protections dorsales gagnent rapidement en popularité parmi les amateurs de sports d’hiver néerlandais

Les protections dorsales gagnent rapidement en popularité parmi les amateurs de sports d’hiver néerlandais

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Publié le 14 février 2026 à 06h50. Une prise de conscience croissante en matière de sécurité sur les pistes de ski pousse les skieurs néerlandais, même les plus occasionnels, à adopter la protection dorsale, un équipement autrefois réservé aux sports de glisse extrêmes.

  • La popularité des protections dorsales a fortement augmenté aux Pays-Bas entre 2024 et 2026.
  • Les témoignages personnels, la fréquentation accrue des pistes et les avancées technologiques contribuent à ce changement.
  • Des études médicales confirment que le port d’une protection dorsale peut réduire la gravité des blessures.

Les deux derniers hivers ont marqué un tournant dans l’attitude des skieurs néerlandais envers la sécurité. Longtemps associée au freestyle, au freeride et au snowboard, la protection dorsale trouve désormais sa place dans l’équipement des skieurs de loisir. Cette évolution est-elle le reflet d’une prise de conscience accrue des risques ?

Un facteur déterminant de cette tendance est l’impact des récits personnels. L’histoire de Menno Streefland, qui a subi une lésion incomplète de la moelle épinière suite à un accident de ski en 2023, a suscité un débat public sur l’importance de la protection dorsale. Son initiative visant à rendre cet équipement accessible aux amateurs de sports d’hiver a contribué à déstigmatiser la sécurité, la présentant non plus comme une précaution excessive, mais comme un élément essentiel de l’équipement.

Un Néerlandais atteint d’une lésion de la moelle épinière développe des protections dorsales pour les skieurs.

Les chiffres de vente de Spines, un nouvel acteur sur le marché néerlandais, illustrent ce changement de comportement. Durant la saison 2024/2025, environ 12 000 protections dorsales ont été vendues. De plus, 180 000 € ont été reversés à la recherche sur les lésions médullaires grâce à un don systématique pour chaque protection vendue. Le montant total des dons s’élève désormais à plus de 730 000 €, témoignant de l’adoption massive de cet équipement par les skieurs néerlandais.

Des marques établies comme Atomic et Decathlon signalent également des ruptures de stock fréquentes. Lieke Wijnker, de chez Atomic, constate une forte demande aux Pays-Bas :

« La protection dorsale est un produit très demandé aux Pays-Bas. »

Lieke Wijnker, Atomic

Elle souligne également une augmentation de la disponibilité de ces protections dans d’autres pays européens, ce qu’elle considère comme une évolution positive. La popularité croissante encourage les consommateurs à s’informer et à investir dans des produits de qualité. Koen Huynen, importateur de Cairn, confirme que le marché néerlandais est actuellement l’un des plus dynamiques pour sa marque en matière de protection dorsale.

Cette tendance ne se limite pas aux Pays-Bas. Lieke Wijnker a interrogé ses collègues d’Atomic dans d’autres pays européens, confirmant que la protection dorsale gagne en popularité sur l’ensemble du continent. Il semblerait que la conscience des risques liés au ski soit en augmentation. Le Senior Commercial Manager d’Atomic évoque une tendance européenne, qui concerne même les enfants ! En Suisse, la protection dorsale est déjà bien ancrée dans les habitudes depuis plusieurs années, mais Atomic y observe une augmentation continue des ventes.

Les recherches indiquent que la protection dorsale ne garantit pas l’absence de blessures, mais peut en réduire la gravité. Pour les blessures au dos, environ 25 % des porteurs de protections ont nécessité une intervention chirurgicale, contre près de 50 % des skieurs qui n’en portaient pas. Les médecins considèrent cette différence comme significative, en particulier à haute vitesse et sur des pistes fréquentées.

Outre la sensibilisation, l’évolution des produits joue un rôle important. Les protections dorsales sont passées des modèles rigides en plastique à des protections souples en softshell, intégrant des matériaux qui s’adaptent aux mouvements tout en se rigidifiant en cas d’impact. La disponibilité de modèles d’entrée de gamme, proposés entre 35 et 60 €, a également rendu cet équipement plus accessible aux skieurs soucieux de leur budget. Ces modèles sont souvent rapidement épuisés, signe d’une forte demande.

Tout indique que la protection dorsale suit la même trajectoire que le casque de ski : elle passe d’un accessoire facultatif à un élément indispensable de l’équipement. Avec l’augmentation de la fréquentation des pistes, des statistiques de blessures convaincantes et des matériaux plus confortables, de plus en plus de skieurs néerlandais optent pour la prévention. Les hivers 2024 et 2026 marquent donc un changement significatif dans la manière d’aborder la sécurité sur les pistes.

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