Home International Un Russe accusé d’avoir filmé secrètement des femmes au Ghana

Un Russe accusé d’avoir filmé secrètement des femmes au Ghana

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Publié le 15 février 2024 à 19h15. Le Ghana a convoqué l’ambassadeur de Russie après la découverte d’un suspect, identifié comme un blogueur russe, soupçonné d’avoir violé les lois ghanéennes sur la cybersécurité, notamment en matière de diffusion d’images à caractère sexuel sans consentement.

  • Le Ghana soupçonne un citoyen russe d’activités illégales liées à la cybersécurité et envisage de demander son extradition.
  • Les autorités ghanéennes estiment que le suspect a probablement quitté le pays, mais poursuivent leurs efforts pour le localiser et le traduire en justice.
  • L’affaire met en lumière la lutte croissante du Ghana contre l’intimidation et le harcèlement en ligne.

Le ministre ghanéen de la Technologie, Sam George, a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur de Russie ce samedi 14 février pour discuter de cette affaire. Selon les premières investigations, l’individu, un blogueur d’une quarantaine d’années, est soupçonné d’avoir commis des infractions à la législation ghanéenne sur la cybersécurité. Des médias ont rapporté que le suspect aurait pu utiliser des lunettes de soleil équipées d’une caméra, information qui n’a toutefois pas été confirmée par les autorités.

Malgré les indications suggérant que le suspect a quitté le Ghana, un responsable gouvernemental a souligné que cela n’affecte en rien la détermination du pays à poursuivre l’affaire. « Les actions de ce citoyen russe ont violé nos lois sur la cybersécurité. Je présenterai notre position officielle à l’ambassadeur de Russie », a déclaré M. George.

« Cette personne sera recherchée, nous utiliserons toutes les ressources disponibles et coopérerons avec Interpol. Nous voulons qu’elle soit extradée vers le Ghana et traduite en justice. »

Sam George, ministre de la Technologie

La Russie n’extrade généralement pas ses citoyens, sauf dans des circonstances exceptionnelles, ce qui pourrait compliquer les efforts du Ghana. Par ailleurs, des médias locaux kenyans ont fait état d’activités similaires menées par le même individu sur leur territoire.

Au Ghana, la loi sur la cybersécurité, adoptée en 2020, prévoit des peines pouvant aller jusqu’à 25 ans de prison pour la diffusion de contenus à caractère sexuel obtenus sans le consentement des personnes concernées. Les forces de l’ordre ghanéennes se concentrent de plus en plus sur la lutte contre les formes d’intimidation et de harcèlement en ligne, notamment le chantage à l’aide de photos ou de vidéos compromettantes, ainsi que les escroqueries sentimentales.

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