Publié le 16 février 2026 à 11h45. Les nouvelles réglementations de la Formule 1 pour 2026, notamment la suppression du MGU-H, pourraient rendre les départs de course beaucoup plus délicats et coûteux en termes de positions, selon le pilote McLaren Oscar Piastri.
- La complexité accrue des procédures de départ, due à la suppression du MGU-H, pourrait entraîner des pertes de positions importantes.
- Oscar Piastri estime qu’un mauvais départ pourrait coûter jusqu’à sept places, comparant la situation à la Formule 2.
- Des ajustements de sécurité aux procédures de départ sont jugés « impératifs » par McLaren.
Les pilotes de Formule 1 s’apprêtent à affronter un nouveau défi en 2026 : des départs de course radicalement différents. La suppression du MGU-H (Motor Generator Unit – Heat), un composant clé du système hybride, oblige désormais les écuries à faire tourner leurs moteurs pendant au moins dix secondes pour atteindre le niveau de turbo requis avant le départ. Un timing imparfait pourrait entraîner une perte de puissance ou même un anti-décrochage, rendant le départ beaucoup plus aléatoire.
L’incident survenu avec Franco Colapinto lors des essais à Bahreïn vendredi, où il a failli perdre le contrôle de sa voiture dans la ligne droite des stands, illustre les difficultés rencontrées pour maîtriser ces nouvelles procédures.
Oscar Piastri, pilote McLaren, a exprimé ses préoccupations quant à l’impact potentiel de ces changements.
« Tout le monde aura besoin de réglages spécifiques pour le départ, et pour être honnête, je ne suis pas sûr qu’aucun d’entre nous ne sache encore exactement ce dont nous avons besoin. Je pense que nous avons des idées approximatives, et nous trouverons probablement un moyen de bien démarrer. Mais la différence entre un bon et un mauvais départ l’année dernière se limitait à un léger patinage des roues ou un mauvais temps de réaction. »
Oscar Piastri, pilote McLaren
Piastri craint que les conséquences d’un mauvais départ soient bien plus graves en 2026.
« Cette année, cela pourrait être comme une course de Formule 2, où vous êtes presque en anti-décrochage ou quelque chose du genre. Vous ne perdez pas seulement cinq mètres, vous pourriez perdre six ou sept places si les choses tournent mal. »
Oscar Piastri, pilote McLaren
La situation pourrait être encore plus critique pour les pilotes partant des dernières positions sur la grille, qui pourraient ne pas disposer du temps nécessaire pour effectuer la procédure de mise en route du turbo. Des questions de sécurité se posent donc, et Andrea Stella, le patron de McLaren, a déjà appelé à des ajustements « impératifs » des procédures de départ. McLaren réclame des ajustements de sécurité urgents.
Piastri confirme la nécessité d’une réévaluation.
« Les départs doivent absolument être revus. Comme nous l’avons tous vu, c’est un processus assez compliqué maintenant pour prendre un départ en toute sécurité, sans parler d’un départ compétitif. Nous en parlerons certainement avant Melbourne, et il y a beaucoup de sujets à aborder. Les départs, les dépassements – les dépassements seront également différents. »
Oscar Piastri, pilote McLaren
Les dépassements pourraient également être affectés par les nouvelles règles, notamment en raison de la gestion de l’énergie supplémentaire fournie par le système hybride. Les écuries devront optimiser la redistribution de l’énergie pour faciliter les manœuvres de dépassement.
Ces questions seront abordées lors de la réunion de la commission F1 prévue mercredi à Bahreïn, en marge des essais de pré-saison, avant le début de la saison en Australie, du 6 au 8 mars.