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ISW révèle ce que veut d’autre le Kremlin

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Publié le 19 février 2026 10:01:00. Alors que les négociations de paix avec l’Ukraine se poursuivent, Moscou réaffirme ses exigences initiales, allant au-delà des concessions territoriales et visant un affaiblissement structurel de l’OTAN, selon une analyse de l’Institut pour l’étude de la guerre.

  • La Russie exige une garantie légale de non-expansion de l’OTAN, reprenant des ultimatums formulés en décembre 2021.
  • Le Kremlin tente d’interpréter les résultats du sommet américano-russe en Alaska comme un accord potentiel sur la fin de la guerre en Ukraine, malgré l’absence d’entente formelle.
  • Les exigences russes initiales, incluant la limitation du déploiement de troupes et d’armes dans les États membres de l’OTAN ayant rejoint l’alliance après 1997, persistent.

Moscou ne se contentera pas de simples ajustements territoriaux pour mettre fin au conflit en Ukraine. L’Institut pour l’étude de la guerre (ISW) souligne que la Russie a réitéré ses objectifs militaires initiaux, qui incluent un affaiblissement significatif de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

L’ambassade de Russie en Belgique a déclaré le 17 février que Moscou exigerait que l’OTAN consacre officiellement une clause de non-expansion. Cette position s’appuie sur un « projet de traité » présenté par le Kremlin en décembre 2021, considéré comme un ultimatum adressé aux États-Unis et à l’OTAN avant l’escalade du conflit.

Selon l’ISW, ces ultimatums visaient à démanteler l’architecture de sécurité actuelle en Europe. Ils exigeaient notamment que l’OTAN cesse de déployer des troupes ou des systèmes d’armes dans les pays ayant rejoint l’alliance après 1997, et qu’elle abandonne sa politique de « porte ouverte » envers de nouveaux membres, en particulier en Europe de l’Est, y compris l’Ukraine.

Les analystes de l’ISW estiment que la persistance de ces exigences indique que la Russie ne cherchera pas un accord de paix qui ne tienne pas compte des intérêts de Moscou, de l’OTAN et des États-Unis, même si certaines revendications territoriales russes étaient satisfaites.

Parallèlement, plusieurs responsables russes, dont Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, ont évoqué ce qu’ils appellent « l’esprit d’Anchorage », faisant référence aux discussions qui se sont tenues lors du sommet entre les États-Unis et la Russie en Alaska. Le Kremlin tente d’utiliser l’ambiguïté des résultats de ce sommet pour affirmer qu’un accord avait été implicitement trouvé sur la voie d’une résolution du conflit ukrainien.

Cependant, l’ISW rappelle que le sommet d’Anchorage n’a abouti à aucun accord formel. L’ancien président américain Donald Trump a lui-même déclaré après la réunion que les délégations américaine et russe « n’étaient parvenues à aucun accord ».

« Les représentants du Kremlin continuent de réaffirmer leur détermination à atteindre leurs objectifs militaires ou diplomatiques initiaux et n’ont montré aucun signe de volonté de compromis pour parvenir à la paix en Ukraine », conclut l’ISW.

Les négociations en cours entre l’Ukraine et la Russie semblent progresser plus rapidement sur les questions militaires que sur les aspects politiques. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que les parties étaient proches de finaliser un projet de protocole sur la surveillance du cessez-le-feu.

Selon le New York Times, les discussions ont également porté sur la possibilité de créer une zone démilitarisée dans le Donbass, qui ne serait contrôlée par aucune des deux parties. Cette proposition rappelle le « plan de paix » en 28 points élaboré sous l’administration de Donald Trump.

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