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La déclaration d’urgence militaire place l’ancien président sud-coréen en prison à vie

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Publié le 20 février 2026. L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné à la prison à vie pour rébellion, après avoir déclaré la loi martiale en décembre 2024 dans une tentative de paralyser l’Assemblée nationale. Plusieurs anciens hauts fonctionnaires ont également été condamnés.

  • Yoon Suk Yeol a été reconnu coupable d’avoir tenté de renverser le gouvernement en imposant la loi martiale.
  • L’ancien Premier ministre Han Duck Soo a été condamné à 23 ans de prison pour son rôle dans cette affaire.
  • L’épouse de Yoon, Kim Keon Hee, a été condamnée à 20 mois de prison pour corruption dans une affaire distincte.

Le tribunal du district central de Séoul a estimé que la déclaration de la loi martiale par Yoon Suk Yeol en décembre 2024 constituait un plan délibéré pour « paralyser » l’Assemblée nationale sud-coréenne. Le juge Ji Gwi Yeon, en lisant le verdict, a déclaré :

« Le crime de mener une rébellion a été prouvé contre l’accusé Yoon Suk Yeol. »

Juge Ji Gwi Yeon

Il a été démontré que des troupes militaires avaient été déployées devant le Parlement dans le but de réprimer l’opposition politique.

Le juge Gwi a souligné que l’objectif était de maintenir le Parlement paralysé pendant une période prolongée, et que la déclaration de la loi martiale avait causé des dommages sociaux considérables. Il a ajouté :

« Il est difficile de trouver la moindre indication que l’accusé ait exprimé des regrets pour cela. »

Juge Ji Gwi Yeon

Yoon Suk Yeol, 65 ans, a été destitué de ses fonctions, arrêté et inculpé de rébellion et d’entrave à la justice. Les procureurs avaient initialement requis la peine de mort, mais la Corée du Sud a maintenu un moratoire de facto sur les exécutions depuis 1997. La prison à vie équivaut donc à une peine de détention à perpétuité.

En décembre 2024, Yoon avait annoncé la loi martiale lors d’une allocution télévisée, justifiant cette mesure par la nécessité d’éradiquer les « forces anti-étatiques ». L’ancien président avait déjà été condamné à cinq ans de prison dans une affaire antérieure.

Outre Yoon Suk Yeol, l’ancien Premier ministre Han Duck Soo a été condamné à 23 ans de prison pour complicité dans la déclaration de la loi martiale. L’ancien ministre de l’Intérieur, Lee Sang-min, a quant à lui écopé de sept ans de prison pour son rôle dans les efforts visant à imposer la loi martiale.

L’épouse de Yoon Suk Yeol, Kim Keon Hee, a été condamnée en janvier à 20 mois de prison pour corruption, une affaire distincte de celle de la loi martiale.

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