Publié le 18 février 2024 14h49:00. Dayana Ochoa, une entrepreneure péruvienne, a bâti un empire de la mode accessible en partant de rien, prouvant que la détermination peut surmonter tous les obstacles. Son histoire inspire les femmes à réaliser leurs rêves, même avec des ressources limitées.
- Dayana Ochoa a créé une marque de vêtements pour femmes abordables, répondant à un besoin sur le marché péruvien.
- Elle souligne l’importance de l’authenticité et de la confiance dans la relation client.
- Elle met en garde contre l’abandon prématuré d’un projet entrepreneurial et encourage la persévérance.
De son enfance passée à aider sa mère sur les marchés à la gestion de cinq boutiques de vêtements, le parcours de Dayana Ochoa est une illustration de courage et d’ingéniosité. Pour financer ses études de comptabilité, elle a multiplié les petits boulots : vente de bonbons, de fleurs, de papier d’emballage. Cette discipline et cette volonté de se dépasser l’ont ensuite guidée dans le monde de la mode.
Avec son mari, Javier Estrada, elle a fondé Ils disent, une marque de vêtements pour femmes qui se distingue par son rapport qualité-prix. L’objectif est clair : permettre aux femmes disposant de revenus modestes de s’habiller avec élégance et style, sans se ruiner. « Tous les vêtements que je vends sont ceux que j’aime et ceux que j’utilise », confie-t-elle, expliquant que son inspiration vient de son propre vécu. Elle se souvient d’une époque où l’accès à des vêtements formels de qualité, comme ceux proposés par des enseignes telles que Zara, était hors de portée.
Aujourd’hui, l’entreprise prospère, avec cinq magasins à son actif et des projets d’expansion dans la grande distribution. Dayana Ochoa insiste sur l’importance de l’authenticité et de la transparence dans la relation avec les clients. « Humanisez-le, montrez-vous comme une image, faites-vous connaître, ayez la confiance de savoir qui achète et sécurisez le client car il existe de nombreuses escroqueries et vous devez montrer que vous êtes une personne véridique à qui il achète », explique-t-elle.
Elle partage également son expérience en matière d’entrepreneuriat, mettant en garde contre l’une des erreurs les plus fréquentes : l’abandon trop rapide. « Parfois, lorsque vous débutez, la famille et les amis peuvent acheter chez nous, mais avec le temps vient la peur que vous ayez des marchandises et que personne n’achète chez vous et que vous abandonniez rapidement, cela m’est arrivé », témoigne-t-elle. Elle a surmonté cette difficulté en misant sur les réseaux sociaux pour développer sa clientèle.
Concernant les attentes des clients dans le quartier de Gamarra, connu pour ses prix compétitifs, Dayana Ochoa résume : « Les fameux trois B : bon, joli et pas cher, et je l’associe au design et à la qualité ». Elle veille à proposer un juste milieu entre qualité et prix, en utilisant des matières intermédiaires pour maintenir des coûts abordables.
Elle se souvient avoir débuté en revendant des vêtements achetés à Gamarra pendant ses heures d’études, puis en vendant des bonbons, des fleurs et du maïs à ses camarades de classe et à l’université. Elle attribue son esprit d’entreprise à l’influence de sa grand-mère et de sa mère, deux commerçantes qui lui ont appris les rudiments de la vente.
Pour l’avenir, Dayana Ochoa rêve d’ouvrir une boutique dans un centre commercial. « Dans le commerce, j’aimerais être dans un centre commercial, c’est un de mes rêves pas si lointains et je serai à la hauteur », affirme-t-elle avec détermination. Elle encourage les femmes entrepreneures à ne jamais abandonner leurs rêves et à croire en leur potentiel : « N’abandonnez pas, écoutez vos pensées et sachez que vous êtes capable d’avancer. C’est une phrase très forte que je porte en moi : « personne ne choisit où il naît, mais il choisit où il finit ». Et je me bats pour obtenir ce que je veux tant. »
Conseils pratiques
Que faire si une marchandise ne se vend pas ? « Faites des ventes ou offrez des promotions, mais il n’y a aucune marchandise qui ne puisse être vendue. Il faut le vendre quoi qu’il arrive. »
Comment se différencier de la concurrence ? « Dans vos créations et votre qualité. »
Le 3×100 a-t-il aidé à augmenter vos ventes ? « Nous, les Péruviens, aimons les promotions et je viens du marché où ils marchandent de tout, nous devons leur accorder des réductions pour qu’ils achètent et nous les apportons aussi chez eux. »
