Home Accueil Un grimpeur reconnu coupable d’homicide involontaire après avoir quitté sa petite amie sur la plus haute montagne d’Autriche – The Irish Times

Un grimpeur reconnu coupable d’homicide involontaire après avoir quitté sa petite amie sur la plus haute montagne d’Autriche – The Irish Times

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Publié le 24 janvier 2026 10h30. Un alpiniste autrichien a été reconnu coupable d’homicide par négligence après la mort de sa compagne sur le Grossglockner, le plus haut sommet d’Autriche, en janvier 2025. Le tribunal d’Innsbruck a assorti sa condamnation d’une peine de prison avec sursis et d’une amende.

  • Thomas Plamberger a été condamné à cinq mois de prison avec sursis et 9 600 € d’amende.
  • Le juge a estimé que Plamberger, plus expérimenté, avait pris de mauvaises décisions qui ont contribué à la mort de Kerstin Gurtner.
  • L’accusation a souligné le manque d’équipement de sécurité adéquat et la lenteur de Plamberger à alerter les secours.

Le tribunal d’Innsbruck a rendu son verdict après 14 heures de débats. Thomas Plamberger, 37 ans, était accusé d’homicide par négligence pour avoir laissé sa petite amie, Kerstin Gurtner, mourir sur le Grossglockner (3 798 m) le 19 janvier 2025. Selon le jugement, Plamberger, en tant qu’alpiniste le plus expérimenté du couple, avait une responsabilité particulière dans la sécurité de l’ascension.

Le juge Norbert Hofer a déclaré lors de la lecture du verdict :

« Si vous aviez agi différemment, je crois fermement que votre partenaire aurait survécu. »

Norbert Hofer, juge

Il a précisé que Plamberger était « à des galaxies éloignées » en termes de niveau d’expérience par rapport à sa compagne.

Plamberger avait affirmé devant le tribunal avoir gravi le Grossglockner à quatre reprises auparavant, dont trois fois en hiver. Il a attribué la tragédie aux conditions météorologiques défavorables et à un incident avec une corde qui les avait retardés d’environ 90 minutes. Le couple s’était retrouvé piégé dans une tempête de neige près du sommet à la tombée de la nuit.

L’accusé a raconté avoir encouragé Kerstin Gurtner à descendre pour chercher de l’aide, affirmant qu’elle lui avait dit :

« Vas-y, vas-y. »

Thomas Plamberger, témoignage

Il a ajouté :

« Avec cela, elle m’a sauvé la vie. Nous avons convenu que j’obtiendrais de l’aide parce que nous savions que nous ne passerions pas la nuit là-haut. »

Thomas Plamberger, témoignage

Plamberger a finalement contacté la police à 00h30, signalant qu’ils avaient besoin d’aide et que Kerstin Gurtner était incapable de continuer. Cependant, le juge a souligné qu’il avait tardé à alerter les secours et qu’il n’avait pas réussi à signaler un hélicoptère de police qui les avait survolés peu avant 23 heures, avant de mettre son téléphone en mode silencieux.

L’accusation, représentée par le procureur Johann Frischmann, a mis en évidence le manque d’équipement d’urgence approprié, l’absence de nourriture substantielle (seuls des oursons gommeux étaient présents) et le fait que Plamberger n’ait pas aidé Gurtner à se protéger du froid extrême, avec une sensation thermique de -22 degrés Celsius. Les procureurs ont insisté sur le fait que Plamberger, en tant que leader de facto de l’ascension, avait une responsabilité accrue en matière d’évaluation des risques.

Plamberger a nié avoir été le leader de l’ascension, affirmant qu’il avait pris toutes les décisions en concertation avec Kerstin Gurtner. Il a exprimé son profond regret pour la mort de sa compagne :

« Je l’aimais et je ne voulais pas qu’il lui arrive quelque chose de mal. Kerstin était très forte, habituée à la montagne, très bonne en alpinisme. »

Thomas Plamberger, témoignage

L’enquête, qui a duré 11 mois, a notamment analysé les données des téléphones portables du couple, permettant de déterminer le moment précis des appels d’urgence et leur provenance. Les parents de Kerstin Gurtner ont témoigné en faveur de Plamberger, estimant qu’elle était une alpiniste expérimentée et qu’elle assumait les risques liés à cette activité. Dans une lettre lue devant le tribunal, ils ont écrit :

« Nous ne pouvons pas blâmer son petit ami, elle a fait des courses en montagne et a géré des montagnes bien plus difficiles que celle-ci. »

Parents de Kerstin Gurtner, témoignage

Sa mère, Gertraud Gurtner, a déclaré à l’hebdomadaire allemand Die Zeit qu’elle était indignée que sa fille soit présentée comme une alpiniste naïve.

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