Les marchés financiers évoluent dans un contexte de vigilance accrue, tiraillés entre des données économiques américaines abondantes et des incertitudes géopolitiques persistantes. Le dollar a continué de se renforcer cette semaine face aux principales devises, tandis que les investisseurs attendent avec attention les décisions de la Cour suprême américaine et l’évolution des tensions internationales.
L’attention se concentre aujourd’hui sur la publication de plusieurs indicateurs économiques aux États-Unis, notamment la première estimation du produit intérieur brut (PIB) du quatrième trimestre, les chiffres de l’inflation et les indices PMI préliminaires de février. Les prévisions tablent sur une croissance de 3 % (en taux annualisé) pour le PIB, tandis que les déflateurs de prix devraient montrer un certain ralentissement.
Par ailleurs, la Cour suprême américaine doit rendre plusieurs décisions, dont une concernant l’utilisation par le président de ses pouvoirs d’urgence pour imposer des tarifs douaniers généralisés. Les marchés anticipent largement une décision défavorable à ces tarifs, justifiés par la Loi sur les pouvoirs d’urgence économiques internationaux (IEEPA).
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran demeurent élevées, mais la menace d’une escalade immédiate semble s’être atténuée, ce qui a contribué à une légère baisse des prix du pétrole. Le WTI d’avril se négocie autour de 66 $ (contre 62,75 $ la semaine dernière).
Sur le marché des changes, le dollar américain a progressé face à l’ensemble des devises du G10 cette semaine. L’euro a été particulièrement affecté, perdant près de 1,65 % de sa valeur et atteignant un plus bas de quatre semaines à 1,1740 $. Il se maintient à peine au-dessus de ce niveau, mais peine à rebondir. La livre sterling a également reculé, avec une baisse d’environ 1,3 % cette semaine, ce qui pourrait constituer sa plus forte perte depuis janvier 2025.
Le dollar canadien a été fragilisé par un déficit commercial plus important que prévu en décembre, malgré une baisse des ventes de véhicules. Le dollar australien, quant à lui, a limité ses pertes grâce à une politique monétaire restrictive et à des données positives sur le marché du travail. Il a été la devise du G10 la plus performante de la semaine, avec une baisse d’environ 0,35 %.
Les devises des marchés émergents ont également été sous pression cette semaine, à l’exception du peso argentin, du rouble russe et du réal brésilien, qui ont affiché de légères hausses.
En ce qui concerne les autres marchés, les actions sont mitigées. Le Kospi coréen a continué de progresser, gagnant 2,3 % aujourd’hui et 9,5 % sur l’ensemble de la semaine. Les indices européens sont stables, tandis que les contrats à terme américains évoluent sans direction claire. Les rendements obligataires à 10 ans sont majoritairement en baisse, à l’exception des bons du Trésor américain, qui restent stables autour de 4,07 %.
L’or a atteint un nouveau plus haut de la semaine, à 5 042,50 $, tandis que l’argent se négocie autour de 80,50 $.
Enfin, les indices PMI préliminaires de février ont montré des signes de stabilisation dans la zone euro, avec un passage de 49,5 à 50,8 pour l’indice composite, son plus haut niveau depuis juin 2022. Au Royaume-Uni, les ventes au détail de janvier ont bondi de 1,8 %, surprenant les analystes. Au Japon, l’indice des prix à la consommation (IPC) de janvier a diminué, tombant à 1,5 % contre 2,1 % le mois précédent.