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L’université doit rembourser 8 000 $ de frais de scolarité à un étudiant qui a échoué

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Publié le 21 février 2024 22:47:00. Une étudiante néo-zélandaise a obtenu gain de cause contre son université après avoir échoué à un examen crucial pour son doctorat, se voyant rembourser ses frais de scolarité. L’affaire soulève des questions sur le devoir de soins pastoraux des établissements d’enseignement supérieur.

  • Une étudiante a été remboursée de 8 000 $ (environ 5 850 €) de frais de scolarité après avoir échoué à un examen requis pour son doctorat.
  • Le tribunal a estimé que l’université n’avait pas fourni un soutien pastoral adéquat à l’étudiante, notamment en l’absence d’un service dédié.
  • Bien que remboursée, l’étudiante n’a pas obtenu les excuses ni la réinscription au programme doctoral qu’elle demandait.

Une étudiante néo-zélandaise, dont le nom et l’université restent confidentiels, a obtenu une ordonnance du Tribunal du contentieux lui permettant de récupérer les 8 000 $ (environ 5 850 €) qu’elle avait versés pour son programme de doctorat. Elle avait été admise au programme après l’obtention d’une maîtrise dans la même institution, à condition de réussir un examen de méthodologie de recherche avec une note minimale de B.

Malheureusement, l’étudiante a échoué à cet examen, entraînant l’annulation de son inscription et la perte de ses frais de scolarité. Elle a alors contesté cette décision devant le tribunal, arguant que l’université n’avait pas répondu à ses besoins en matière de soutien pastoral. Elle a notamment invoqué l’impact émotionnel et logistique lié à la participation à de multiples tangihanga (funérailles traditionnelles maories) et à son engagement dans la Défense Civile, qui, selon elle, avaient affecté ses performances académiques.

L’université a soutenu qu’elle avait offert à l’étudiante de nombreuses opportunités de progresser, mais que celle-ci avait finalement échoué à l’examen requis. L’étudiante a rétorqué que sa présence aux tangihanga n’était pas un choix, mais une obligation culturelle, et que son travail dans la Défense Civile était essentiel et parfois incompatible avec ses études.

Dans sa décision, l’arbitre du tribunal, Gordon Meyer, a souligné une lacune significative dans le code de l’université : l’absence de définition claire du terme « pastoral ». Il a également constaté l’absence d’un service dédié à l’accompagnement des étudiants.

« Bizarrement, je ne trouve aucune définition du terme « pastorale » dans le code. »

Gordon Meyer, arbitre du tribunal

Il a comparé cette situation à son expérience universitaire antérieure, où un espace spécifique était dédié à ce type de soutien, avec des professionnels qualifiés dans différents domaines.

Meyer a estimé que l’université aurait dû orienter l’étudiante vers un service spécialisé pour s’assurer qu’elle recevait le niveau de soutien requis, conformément à son propre code de conduite. Il a même utilisé Google pour définir le soutien pastoral, le décrivant comme « la fourniture d’un soutien émotionnel, mental et physique pour assurer le bien-être holistique des individus dans divers contextes, y compris les établissements d’enseignement ». Il a exprimé son inquiétude quant au manque de spécialistes formés et dédiés à cet accompagnement.

« Même si je ne préconise pas la création d’un bureau avec « Pastorale » au-dessus de la porte, j’aurais pensé qu’il y aurait un tel département à [l’université] qui fournissaient des soins pastoraux dispensés par des personnes dûment formées et expérimentées. »

Gordon Meyer, arbitre du tribunal

Il a souligné les risques de conflits d’intérêts lorsque le conseil est dispensé par les enseignants eux-mêmes, qui sont également responsables de l’évaluation des étudiants.

Bien que Meyer ait jugé que l’étudiante avait droit au remboursement de ses frais de scolarité, il a précisé que le tribunal n’avait pas le pouvoir d’ordonner à l’université de présenter des excuses formelles ni de la réintégrer au programme doctoral.

– Jeremy Wilkinson, journaliste d’Open Justice

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