Publié le 22 février 2026. Les États-Unis ont annoncé la révocation des visas de trois responsables chiliens, accusés de menacer la sécurité régionale, une décision vivement contestée par Santiago qui y voit une ingérence et une fausse accusation.
Washington a annoncé vendredi la révocation des visas de trois ressortissants chiliens, sans toutefois révéler leur identité. Le Département d’État accuse ces individus d’avoir mené des activités compromettant les infrastructures de télécommunications critiques et la sécurité régionale dans l’hémisphère. Selon un communiqué signé par le secrétaire d’État Marco Rubio, « l’héritage du gouvernement Boric sera encore plus terni par des actions qui portent atteinte à la sécurité régionale au détriment ultime du peuple chilien ».
Le Chili a fermement nié ces accusations, qualifiant la sanction d’« sans précédent » et a adressé une note de protestation à l’administration américaine. Le ministre chilien des Affaires étrangères, Alberto van Klaveren, a indiqué avoir convoqué l’ambassadeur des États-Unis à Santiago, Brandon Judd, pour obtenir des éclaircissements sur les allégations, qu’il a dénoncées comme étant « fausses ».
Parmi les personnes visées par ces sanctions figure Juan Carlos Muñoz, ministre chilien des Transports et des Télécommunications, qui a confirmé avoir été concerné.
Selon les autorités américaines, les sanctions sont liées à un projet d’infrastructure en cours d’évaluation, consistant en la construction d’un câble sous-marin à fibre optique reliant la Chine au Chili. L’administration de Donald Trump estime que ce projet pourrait représenter une menace pour sa sécurité. Deux entreprises chinoises, dont les noms n’ont pas été divulgués, ont sollicité une autorisation pour la pose de ce câble reliant la côte chilienne à Hong Kong, en République populaire de Chine, a précisé le ministère chilien des Affaires étrangères.
Le Chili est actuellement le seul pays d’Amérique du Sud bénéficiant d’un programme d’exemption de visa pour les États-Unis, permettant aux citoyens chiliens de séjourner jusqu’à 90 jours sans visa pour le tourisme, les affaires ou le transit, sous réserve d’une autorisation de voyage électronique.